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 Une blonde alcoolisée sous le regard d'un préfet [PV Leander Crewe]

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Birdy de Windsor
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MessageSujet: Une blonde alcoolisée sous le regard d'un préfet [PV Leander Crewe]   Dim 12 Mai - 18:00


♣ Mercredi 18 Septembre 1991
Depuis la rentrée, Birdy voulait s'assagir, travailler cette dernière année à Poudlard et sortir moins souvent. Mais on ne change pas ses habitudes d'un claquement de doigts, elle l'avait bien compris à ses dépens... Pourtant ce n'était pas faute d'avoir essayé, d'éviter ses amis fêtards de Poudlard ou Pré-Au-Lard, de ne pas acheter d'alcool, de ne plus sortir chaque soir pour fumer ou tout simplement de se fixer des objectifs. Mais il fallait croire que le destin s'acharnait sur elle, dès qu'elle refusait une soirée, on la traînait jusqu'au village bordant l'école, quand elle ne voulait pas sortir fumer, c'était pareil, ses amis fumeurs de serpentards la portait jusqu'au parc, quand à l'alcool... Pourtant au début tout se passait bien à ce niveau-là, elle n'avait pas acheté une seule bouteille depuis le début de l'année, et personne ne pouvait l'y contraindre. Mais le soir même, l'un de ses nombreux prétendants était venu la déranger dans sa lecture dans le parc pour lui offrir un cadeau peu ordinaire:

« Je suis d'origine russe en fait, et pendant les vacances je suis allé en Russie voir de la famille, du coup je t'ai pris un petit cadeau d'anniversaire là-bas... »

Il avait ensuite sortit de sa besace une énorme bouteille de vodka. L'adolescente l'avait dévisagé et avait ensuite pris la bouteille des mains du sorcier. Auparavant elle se serait réjouie d'un tel cadeau et se serait sûrement dit qu'une bonne bouteille et un jeune homme plutôt mignon seraient les ingrédients parfaits pour une bonne soirée, mais là elle était juste énerver de voir que malgré ses efforts, le sort s'acharnait impitoyablement sur elle. Elle n'eut même pas besoin d'hausser le ton ou de s'énerver, en quelques mots judicieusement trouvés, le garçon était reparti les larmes aux yeux. C'était bien fait pour lui...

Birdy avait d'abord rangé la bouteille dans son sac, et s'était replongée dans sa lecture. Elle avait réellement essayé de résister à la tentation, mais il fallait l'avouer, livre du Baudelaire sans être ivre rendait la lecture des écrits du poète français terriblement ennuyeuse. Et puis en plus, l'auteur lui-même avait écrit les Fleurs du mal en étant saoul ou drogué, c'était un hommage que de boire en l'honneur de ses poèmes. Du coup, la jeune fille avait ouvert la bouteille, avait bu quelques gorgées d'abord, et puis au bout d'une heure, elle avait dépassé le couvre-feu imposé par le directeur, et avait vidé la bouteille de deux litres de vodka.

Bon sang, par Merlin ce que c'était bon d'être jeune! Elle en avait oublié cette sensation qu'elle ressentait uniquement quand elle buvait seule. Ce sentiment d'être invincible, d'avoir la vie devant elle, d'être totalement libre! Pour fêter la redécouverte de cette sensation, elle retiré son chemisier, à quoi bon le garder? Elle était seule, elle avait chaud, et di ça pouvait attirer un charmant sorcier à venir se joindre à elle dans sa petite soirée improvisée, tant mieux! À présent elle fumait, en lisant à voix haute des vers du poète, et en improvisant une espèce de danse qui se voulait harmonieuse mais qui de loin, il fallait être honnête, ne ressemblait à rien.

« Fière, autant qu'un vivant, de sa noble stature,
Avec son gros bouquet, son mouchoir et ses gants,
Elle a la nonchalance et la désinvolture
D'une coquette maigre aux airs extravagants. »


Birdy reprenait enfin son envol, à quoi bon prendre des résolutions? Elle n'était libre quand étant elle-même, elle n'était heureuse quand dégénérant, en collectant les retenues pour mauvaises conduite et les avertissements de renvois de Poudlard si elle n'arrêtait pas de faire le mur tous les soirs et si elle n'arrêtait pas de venir avec la gueule de bois en cours. C'était là sa vraie nature, celle pour laquelle, autant de personnes l'aimaient et l'enviaient.

La tête commençait à lui tourner un peu trop, si bien qu'elle finit par tomber et s'allonger dans l'herbe humide d'automne. Mais elle continuait de rire en observant les étoiles. Il lui semblait que celles-ci s'agitaient, se mouvaient, comme-ci à leur tour elles souhaitaient danser pour fêter cette belle soirée de fin d'été. Elle continua de fumer en observant le ballet alcoolisé qui s'animait devant ses yeux. La fumée de sa cigarette rajoutait une touche poétique à ce spectacle étrange. Birdy était totalement hypnotisée par la danse du ciel, elle aurait peut-être dû faire plus attention aux environs, et peut-être que comme ça, elle aurait entendu des bruits de pas se rapprochant doucement d'elle


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Leander Crewe
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MessageSujet: Re: Une blonde alcoolisée sous le regard d'un préfet [PV Leander Crewe]   Ven 17 Mai - 17:51

    Ce soir, Leander avait organisé avec les quelques Serdaigles volontaires une soirée jeux de société dans la Salle Commune. Même si dans le nombre on contait majoritairement des premières et deuxième années, des spécialistes des échecs les avaient rejoints une fois leurs devoirs finis. Dans un élan de bonté, le préfet les avait laissés choisir la musique et dans la bonne humeur et les pièces de plâtres qui volent, la nuit avançait paisiblement. Quelques filles avaient entrepris d'expliquer les règles d'un jeu de rôle particulièrement ardu à l'assemblée lorsque soudain la porte s'était ouverte. A la surprise générale, il s'agissait d'un professeur et non d'un élève aventureux.

    "Est-ce que les préfets sont là?"

    Les regards de dizaines de aires d'yeux s'étaient alors relevées des divers plateaux pour se tourner vers Leander, le seul présent. Celui-ci s'adressa par dessus sa tasse de thé au trouble-fête:

    "Je suis là Professeur.
    -Formidable. La préfète des Gryffondors est malade ce soir. Pourriez-vous prendre son tour de garde?
    -Mais bien sur."

    Affirma poliment Leander et la porte se referma sur la silhouette sombre de l'enseignant. Malgré toute sa courtoisie, il était manifeste que le jeune homme était passablement maussade. Non seulement il n'appréciait guère cette partie de son travail de préfet, mais surtout cette petite soirée commençait à lui plaire. Lui qui avait été persuadé en organisant celle-ci qu'il ne trouverait qu'une demi-douzaine de premières années ennuyeux, voyait les rangs des joueurs se grossir rapidement. L'ambiance bon enfant qui régnait chez les serdaigles lui était plus qu'agréable. A voir le sourire et à entendre les rires fuser d'entre les participants, il était certain que c'était le meilleur moyen de ce faire de véritables amis. Se bourrer la gueule entre imbéciles heureux comme le faisaient les Serpentard tout en se sentant superbement supérieurs aux autres l'exaspérait. Il n'était même pas certain que dans le lot, on trouvât des amitiés véritables et des sentiments réciproques. La façon dont se comportait le groupe des verts et argents lui donnait l'impression qu'entre eux il n'existaient que des rapports de forces.

    "Amusez vous bien. Je vous aiderai à ranger en revenant."

    Les joueurs acquiescèrent et souhaitèrent courage à leur préfet. Il balaya la pièce avec un regard chargé de regrets et laissa là sa partie pourtant si bien engagée, au grand soulagement de son partenaire. Traversant d'un pas leste la salle commune, Leander attrapa sa cape de sorcier et l'ajusta par-dessus son uniforme. Dans une glace, il vérifia que ni sa cravate ni ses lunettes n'étaient de travers avant de se saisir de sa baguette et de s'en aller. Lorsque la porte claqua dans son dos, Leander poussa un soupir désabusé. Des couloirs de Poudlard étaient très sombres à cette heure. Par les fenêtres filtraient les rayons de lune et la lumière des étoiles, mais ce n'était guère suffisant pour s'orienter convenablement. En utilisant un "lumos" non prononcé, le préfet se laissa emporter par les ténèbres.

    Une bonne demi-heure s'était à présent écoulée et Leander allait pouvoir retourner dans son antre favorite. Peut-être même qu'un insomniaque local serait disposé à jouer avec lui. La fraîcheur du mois de Septembre le frappa lorsqu'il quitta l'enceinte du château pour se diriger vers le parc. Normalement, en semaine, il n'y avait personne. Parfois un fumeur à engueuler, mais à cette heure, ils étaient tous partis. Pas de première année en principe, puisque, aussi désorientés soient-ils à leur arrivée dans l'Ecole de Sorcellerie, il fallait vraiment était con comme un troll pour confondre château et parc.

    Alors que Leander s’appétait à rebrousser chemin pour se mettre au chaud dans sa tour, le faisceaux lumineux de sa baguette fit briller une étrange fumée. Il sentit sa mâchoire se crisper mais se décida à avancer dans sa direction. Même s'il hésitait un peu à fermer les yeux ce qu'il pouvait toujours prétendre ne pas avoir vu, si cet élève mourait d'une façon ou d'une autre, ou se blessait bêtement, ce serait de sa faute. En espérant se trouver nez à nez avec un groupe de rebelles de troisième années qu'il terroriserait facilement, Leander progressait à pas lestes. Enfin à la hauteur de cette cheminée, il ne fut pas surpris de découvrir qu'elle n'était autre que Birdy de Windsor. Sur le coup ses épaules affaissèrent. Il pressentait que la discussion allait être longue et passablement ennuyeuse.

    "Miss Windsor, pourrais-tu avoir l'extrême obligeance de lever ses fesses d'ici, d'éteindre ta cigarette et de regagner la Salle de Serpentards ?"

    Lança Leander, la voix trainante et pleine d'ironie. Il allait devoir prendre sur lui pour ne pas lui envoyer un stupéfix bien senti. D'autant qu'il venait d'apercevoir, triomphante, une bouteille de vodka beaucoup trop vide pour être honnête.
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Birdy de Windsor
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MessageSujet: Re: Une blonde alcoolisée sous le regard d'un préfet [PV Leander Crewe]   Ven 17 Mai - 23:40




En entendant la voix grincheuse qui se fit entendre, Birdy se contorsionna pour pouvoir rester allongée mais voir néanmoins le fauteur de trouble, qui n'était autre que ce cher préfet de serdaigle, Leander Crewe. Au lieu de faire sa tête d'enterrement comme elle le faisait à chaque fois qu'elle avait le malheur de se trouver troublée dans ses plans par le jeune homme, elle se mit à sourire encore plus et se retourna pour être allongée sur le ventre et pour pouvoir plus facilement le voir. Pour le provoquer, elle décida de réciter la suite du poème de Baudelaire :

« Bayadère sans nez, irrésistible gouge, 
Dis donc à ces danseurs qui font les offusqués :
" Fiers mignons, malgré l'art des poudres et du rouge,
Vous sentez tous la mort ! Ô squelettes musqués. »


La jeune fille prit une dernière bouffée dangereuse de sa cigarette et la lança plus loin dans l'herbe avant de suivre le regard du préfet qui fixait sa bouteille. En gloussant, elle lâcha un petit « Oups ! » et se mit à rire aussitôt, fière de pouvoir ennuyer l'adolescent en lui donnant du fil à retordre.

« Désolé Leander, là j'ai pas trop envie de bouger rejoindre les Serpys, il faut en profiter, je suis sûre que c'est l'une des dernières nuits à peu près chaude que nous aurons avant longtemps ! »

Alors qu'elle venait de se débarrasser de sa cigarette, elle se redressa pour en sortir une autre et l'allumer, le sorcier avait l'air de plus en plus énervé de son comportement, tandis qu'elle était de plus en plus ravie. Elle ne le détestait pas réellement à vrai dire, comment aurais-t-elle pu, elle ne le connaissait même pas ?Mais les heures de retenue qui avait été causé par le préfet les nombreuses fois où il l'avait trouvé revenant de soirée, ou en cours de soirée ou encore en train de sagement fumer en lisant, lui avait suffi pour énerver la jeune fille. Et puis il était à Serdaigle, ça faisait une raison de plus. Même si elle ne détestait pas particulièrement les maisons autres que la sienne comme bien des Serpentards, il fallait avouer que le comportement prétentieux/intellos des Serdys lui tapait sur le système, voilà pourquoi elle aimait bien rappeler aux élèves de cette maison qu'elle n'était pas moins intelligente qu'eux, et leur voler la vedette pendant les cours. Vu que Leander ne semblait pas décidé à se dérider, elle voulu prendre les choses en mains et se leva avec difficulté pour le rejoindre en titubant. Une fois à côté du jeune homme, elle était tellement ivre qu'elle faillit tomber et se rattrapa à son bras en éclatant de rire.

« Oh bon sang, j'avais oublié à quel point c'est dur de marcher avec ces machins quand on a bu !, s'exclama-t-elle en désignant ses talons aiguilles préférés. »

C'est en baissant la tête pour montrer ses chaussures qu'elle remarqua et se souvint qu'elle avait retiré son chemisier, elle glissa à nouveau un « oups » en riant derechef. Mais elle se souvint juste après qu'elle commençait à un peu trop cumuler les infractions aux codes de Poudlard, elle était déshabillée, dehors bien après le couvre feu, saoule et en train de fumer. Elle arrêta de rire pour essayer d'avoir l'air un minimum sérieuse devant le préfet.

« Dis Leander, tu crois que ça serait grave si t'évitais de dire un mot de tout ça à une quelconque forme d'autorité de Poudlard ?Pas que ça m'ennuie d'avoir une retenue, mais c'est à cause du russe, il était amoureux du coup j'ai bu, et puis hop !Finies les bonnes résolutions, du coup je pourrais plus me vanter... »

Ses explications ressemblaient davantage à un charabia incompréhensible pour quiconque ne connaissant pas l'histoire ou n'ayant pas un traducteur de Birdy à proximité de lui. Elle doutait que l'adolescent soit au courant pour le premier, et que le second n'existe. Dépitée, elle se laissa glisser à terre, aux pieds du jeune homme et se mit à faire la moue. Elle, qui voulait tellement être sage cette année, voilà que tout était parti en l'air à cause d'un imbécile amoureux.
« C'est trop injuste tu sais, j'avais de la volonté pour une fois !,grogna-t-elle. »

Pour illustrer le « drame » qu'elle était en train de vivre, elle décida de citer encore son poète français d'un poème toujours du même recueil qu'elle avait lu plus tôt.

« Sale inutile et laid comme une chose usée, 
    Il faisait des enfants la joie et la risée. »


Cependant, elle ajouta une correction qui lui semblait nécessaire à sa citation.

« Je suis peut-être sale à force de me rouler dans l'herbe, et inutile, mais je suis pas laide au moins. Sinon j'aurais pas eu un prétendant débile, m'offrant un cadeau stupide et me rendant sale et inutile. »

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Leander Crewe
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MessageSujet: Re: Une blonde alcoolisée sous le regard d'un préfet [PV Leander Crewe]   Lun 27 Mai - 19:24

Leander put admirer à la lumière de son sortilège Birdy se contorsionner pour se tourner vers lui, agitant ses bras et sa tête blonde, faisant glisser ses côtés sous sa peau. Ce spectacle lui évoquait celui d'un paraplégique tombé de son fauteuil ou un gros insecte renversé sur le dos. Il ne savait pas vraiment pourquoi, mais Birdy ne lui était jamais apparut ni sympathique ni détestable. C'était juste une fille pénible et une rebelle de canapé. Il voyait tant des personnes comme elle ici, navrantes de bêtise, condamnées à attendre que cet âge écervelé passe en attendant un avenir médiocre. Il pouvait même lui prédire le sien : vers trente ans elle arrêterait probablement ses conneries, aurait deux enfants, un mari beau et stupide et elle s'achèterait un chien.

Contre toutes attentes, face à lui, Birdy se mit à déclamer du Baudelaire. Leander leva les yeux au ciel et poussa un léger soupir. Qu'espérait-elle obtenir de lui ? Qu'il s'excuse platement et retourne se coucher ? Et s'il lui récitait du Ronsard, bougerait-elle ses petites fesses plus vite ? Mais avant que Leander puisse dire quoique ce soit et surtout pas un poème humaniste, Birdy ne trouva rien de mieux à faire que jeter sa cigarette au loin et de rire bêtement de sa propre stupidité. C'était sans doute rassurant pour elle de constater qu'au moins quelqu'un la trouvait amusante. Même si ce n'était qu'elle-même. Sur cette hilarité, Birdy commença à arguer qu'elle n'était ici que pour profiter de la dernière nuit « chaude » de l'année. Une petite voix au fond de la tête du Serdaigle lui disait qu'elle devait ressortir le même argument mi-Janvier. Cette fois il ne put dissimuler son dédain.

« Tu m'envoies désolé. Tu pourras toujours profiter de la chaleur en ouvrant la fenêtre de ta chambre. »


Sans tenir compte de sa réaction, Birdy tenta de se relever. Elle ressemblait à ces morts vivants dont les moldus raffolent. Les inferis étaient eux pourvus d'une certaine classe ténébreuse, que n'avait pas cette pauvre fille, boitillant comme un zèbre nouveau né, avant de se jeter sur Leander. Elle se rattrapa de justesse dans ses bras. Le Serdaigle poussa un grognement sourd. Il n'aurait jamais pu penser qu'une fille aussi mince puisse être aussi lourde, et ses bras lui rappelèrent douloureusement qu'il n'avait pas de muscles à cet endroit. Leander dut légèrement reculer pour ne par perdre l'équilibre à son tour. Entre temps, Birdy s'était redressée – du moins était-elle un peu plus perpendiculaire au sol. Elle regardait avec étonnement son soutien-gorge. Leander ne put s'empêcher d'en faire autant. L'espace d'un instant ils affichèrent tous les deux un air stupéfait, sans doute dut au fait que ni l'un ni l'autre ne s'en était pour le moment aperçut. Puis Birdy éclata de nouveau d'un rire hystérique qui rappela immédiatement le contexte atterrant dans lequel ils évoluaient. Toujours muni de sa baguette, Leander avait une violente envie de la rendre muette et d'empêcher de bouger. Mais avant qu'il ne se soit décidé, elle se tut de nouveau, fit une petite moue sérieuse, aussi franche qu'un âne qui recule.

« Non. »


Répondit patiemment Leander. Il allait purement et simplement lui retirer cinquante point, écrire un petit rapport à sa directrice de maison et se désintéresser du sujet. Car si les préfets pouvaient retirer des points, ils avaient aussi la responsabilité et le devoir de justifier leurs actions, surtout quand il s'agissait de grosses infractions. Et puisque Birdy en cumulait un nombre impressionnant, le Serdaigle ne pouvait pas lui faire la moindre fleur. Et puis de toutes façons, ce n'était pas la vue de son décolleté qui allait lui donner envie de l'aider. La Serpentarde était une emmerdeuse qui l'empêchait de jouer aux échecs, elle méritait bien quelques heures de retenue. D'ailleurs, plutôt que d'essayer d'argumenter ou de négocier une quelconque remise de peine, elle se laissa tomber sur le sol, mettant à rude épreuve les nerfs du préfet. Il n'avait qu'une envie, l'empoigner et la trainer jusqu'aux portes de château. Comme si elle pensait qu'il était là pour écouter les plaintes d'une petite princesse ivre morte ! Il avait les ASPICs à la fin de l'année !

Mais cela n'avait pas l'air d'être la grande préoccupation de la donzelle qui se mettait à épiloguer sur une citation de ce pauvre Baudelaire qui devait à l'heure qu'il était, danser la polka dans sa tombe. Leander se passa une main sur le visage. La fraîcheur de celle-ci apaisa son agacement, et il put écouter Birdy finir son monologue tout en résistant à la tentation de lui flanquer un petit coup de pied sournois. Il fallait dire que sa tête était à portée.

« Mais oui tu es ravissante. »


Ironisa Leander aux lèvres duquel se dessinait un petit sourire mesquin. Si elle avait été si belle que ça, aucun prétendant minable se serait proposé, effrayé ou intimidé. Birdy n'était aux yeux de Leander qu'une fille banale. Elle était sans doute jolie aux yeux des autres. Mais elle n'avait pas ce défaut physique ou cette qualité morale qui donnaient du charme aux femmes. Lui, aimaient les filles étranges, plutôt sérieuses, mais imparfaites. Contrairement à ce qu'on aurait pu penser Leander n'était pas très exigeant. Il attendait juste que sa dulcinée possède une certaine intelligence, le reste lui importait finalement peu.

« Rentre dans ce cas, tu pourras prendre une bonne douche et aller te coucher. A défaut d'être utile tu seras à propre. »

Soupira Leander, ne sachant plus vraiment quoi dire, si ce n'était lui lancer un sort de saucisson et la traîner par les cheveux.
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MessageSujet: Re: Une blonde alcoolisée sous le regard d'un préfet [PV Leander Crewe]   

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