AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Tout professeur se doit de connaître les autres professeurs,

Aller en bas 
AuteurMessage
Qare Blyn
Adorateur de l'Ombre

avatar

Messages : 111
Date d'inscription : 18/04/2013
Année / Emploi : Professeur de Défense contre les forces du Mal
Composition de la baguette : Bois de Chêne Rouge, ventricule de dragon, 30 cm, flexible
Animal de compagnie : Bêtise, un chat noir


MessageSujet: Tout professeur se doit de connaître les autres professeurs,   Lun 27 Mai - 21:41



♣ Ce Professeur si Fragile
Mercredi 25/09 : 15H00


« Je t'ai dit tout à l'heure... »


Une fois de plus, le chat noir avait miaulé, réclamant pour une énième fois seulement, quelque chose à grignoter. Il aimait tant grimper sur les épaules décharnées de son maître, mais à cette allure, il n'aurait d'autres choix que de se contenter de ses bras, si son poids n'excédait pas celui de Qare. L'exercice semblait pour cet animal une corvée, tout comme supporter ses braillements incessants, déchirant inopinément le silence vénéré par le professeur. Il lui aurait bien tordu le cou, fendu les genoux ou même mordu un bout, mais après ça, il n'aurait plus personne avec qui parler. Non pas qu'il était sans ami, au contraire, il ne cherchait pas la compagnie, ou du moins, seulement celle de ceux qu'il ne connaissait pas ; au moins, il n'avait pas à se justifier sur ses choix, sur sa vie, sur ses droits. Et puis, les moqueries, les railleries, les yeux ébahis courant sur son dos, il aimait ça, sans trop savoir pourquoi.

Il avait fallu monter deux étages à partir de son bureau, où les intempéries n'avaient pas su éradiquer ces quelques rayons de lumière ayant osés pénétrer impunément dans la petite pièce aux allures moroses. Semblable à un hécatombe de corps, les papiers s'étaient entassés silencieusement sur tous les rebords du bureau marbré. Emprunt d'un certain flegmatisme volontaire, le défenseur des forces du bien n'avait eu d'autre choix que de fuir son bureau, de peur que les marées hautes de papiers le submergent au point de l'étouffer. Alors, il se rappela qu'il devait rencontre un de ses collègues, pour toutes ces histoires de sécurité et de compétences acquises pour ces pauvres petits humains qu'on se permettait parfois vulgairement « élèves ». Il ne voulait pas faire de tord à ces autres hommes et femmes qui tentaient tant bien que mal d'inculquer un semblant de connaissances à ces ballons de chair gonflés à l'idiotie et la couardise. Si un sort particulier devait être enseigné en cours, il fallait le consentement du professeur de sortilèges, puisqu'il semblait enseigner ce genre de choses, paraissait-il.

Enfin planté devant la porte du bureau, l'ombre de Qare rampa sur le bois vieilli et rongé par le temps. Le soleil lui brûlait déjà le dos couvert par son pull noir aux larges mailles. Il n'avait pas cours à cet heure, alors si s'était permis quelques folies, non pas dans la couleur mais dans le choix de ses habits. Et puis, son jean coupé « slim » lui allait comme un gant, dessinant sensuellement son postérieur envié par tant de femmes obèses. Il n'y pouvait rien si on l'avait musclé malgré lui pendant tant d'années. Le chat miaula une fois de plus. Un regard froid et noir s'en suivit, chacun échangeant des froncements de sourcils durs et figés. Ce fut le maître qui renonça le premier. Levant les mains en signe d'indifférence, le professeur plissa les sourcils et fit une moue montrant qu'il s'en fichait. D'une petite voix acerbe, il cracha à l'animal :

« De tout façon, je te remplacerai bientôt par un hibou. »


Difficile de dire si l'animal avait compris, pourtant, ce dernier écarquilla ses deux grands yeux dichromatiques, l'un d'un vif argent, l'autre identique à celui de son maître, ambre doré. En signe de vengeance, il cria une dernière fois, le plus fort possible, avant de gratter à la porte d'une pâte décidée, exprimant son caractère renfrogné. L'imitant presque, Qare porta le revers de son poing contre la porte, osant à peine frapper le bois, de peur de se briser la main. Il était agile mais fragile, et il ne désirait pas répandre ses os sur place, avant que le chat ne joue avec :

« On ira te trouver un ou deux élèves tout à l'heure si tu veux »


Il avait cédé pour la énième fois encore, mais au font, il l'aimait son chat. Peut être le professeur de l'autre côté de la porte l'avait entendu, auquel cas peut être rappliquerait-il assez rapidement.


Code par K'Aya de Never-utopia. - Modifié par Qare

_________________
~ Les cours de DCFDM sont ouverts à tous les élèves d'une même année pour éviter de pénaliser les groupes les plus faibles mais plus actifs. Profitez-en ~


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lionel Balfour
Loup-garou • Directeur de Gryffondor

avatar

Messages : 60
Date d'inscription : 29/01/2013
Année / Emploi : Professeur de Sortilèges
Animal de compagnie : Aucuns.


MessageSujet: Re: Tout professeur se doit de connaître les autres professeurs,   Dim 2 Juin - 20:34

Deux jours après sa transformation en loup, deux jours après la pleine lune.

Lionel aurait pu prendre congé le jour d'avant, le mardi, mais il s'était résigné à se traîner de la forêt interdite jusqu'à l'école dès l'aube. Il avait enfilé un pantalon et une veste par-dessus une vieille chemise grise. Son accoutrement n'avait rien eu d'élégant mais c'était toujours mieux que de regagner l'école en tenue d'Adam. C'est pour cela que l'homme, avisé, avait caché à quelques endroits stratégiques de la forêt des vêtements de secours. Il avait donc assisté au petit-déjeuner comme si de rien était. Sauf bien sûr qu'il avait la tête plutôt que la cuillère dans son porridge. Oh et qu'il avait une morsure à l'épaule qui le brûlait et des piqûres d'insectes sur toute la jambe. Heureusement, ses vêtements camouflaient le tout à ses colègues comme aux élèves. Toute la journée du mardi, on lui avait demandé s'il allait bien. Normal puisqu'il donnait un exercice puis allait dormir sur son bureau. Aujourd'hui, la journée avait mieux été. Lionel était habitué maintenant à ses lendemains difficiles de transformation... quoique, peut-on vraiment s'habituer à être un monstre ? Difficilement. Le professeur avait donc eu une journée plus normale, sans être extraordinaire pour autant. À la fin de son cours de l'après-midi, il s'était dépêcher de retourner dans son appartement, de se faire bouillir un peu de thé et de s'enfoncer sous les couvertures. Malheureusement, il avait une rencontre avec l'un de ses collègues une heure plus tard. Mais il se permit quand même une sieste d'une demi-heure...

Un grattement sur sa porte. Lionel ouvre les yeux. Il est quinze heure, pile. L'homme saute sur ses vieilles chaussettes en cuir et agit la main distraitement pour que les couvertures de son lit se tirent d'elles-même. Il n'est pas question d'accueillir un collègue chez lui alors que son lit est défait. Il a un minimum d'amour propre. C'est pourquoi il cherche frénétiquement sa baguette magique, la trouve, et ordonne sans un mot à tout les vêtements, vaisselle et papiers qui traînent par terre d'aller se réfugier dans le placard. Il aplatit ses cheveux en même temps qu'il ouvre la porte au professeur Blyn. Il sourit mais garde la bouche fermé. Ce n'est pas son ami. D'ailleurs, mis à part durant les repas de groupe, Lionel ne l'avait jamais rencontré dans l'école. Normalement, le directeur de Gryffondor est social avec les nouveaux ajouts au cadre enseignant mais celui-là n'a jamais semblé vouloir qu'il s'en approche. Aussi, c'était-t-il contenté d'être courtois avec lui sans y aller avec ses habituelles plaisanteries. Et aujourd'hui, il a encore moins de dispositions à se montrer amical. Sa bouche est pâteuse, résultat de son petit somme de l'après-midi. Le professeur n'a aucune envie d'intoxiquer son collègue avec une haleine désagréable alors il s'éclipse sur le coté, laissant entrer son visiteur.

« Bonjour, entrez, entrez. J'ai du thé. Je vais le réchauffer un peu si vous en voulez. »

Le loup-garou ferme doucement la porte mais est arrêté par un animal qui se glisse à l'intérieur. C'est un chat noir. Lionel n'aime pas vraiment les félins. Après tout, il fait parti de l'espèce opposée une nuit par mois depuis presque douze ans maintenant. Mais il le laisse faire puisqu'il semble vraisemblablement appartenir à son invité. Il se dirige ensuite vers les étagères de sa petite cuisine et en sort des menthes magiques récure-dent dont il en avale une. Voilà, le problème de son haleine est réglée. Il agite sa baguette vers la théière qui repose toujours sur sa plaque chauffante. Si l'autre ne veut pas de thé, lui ne se privera pas. Il ne peut retenir un bâillement et s'excuse avant de s'asseoir à la table pour deux. Les appartements pour professeurs à Poudlard ne sont pas de grand luxe mais sont vraiment chaleureux.

« Alors, professeur, de quoi vouliez-vous discuter avec moi ? Au fait, entre vous et moi, vous pouvez m’appeler Lionel. Monsieur Balfour c'est plutôt pour les élèves (et encore). »

Le chat frôle la jambe du professeur de sortilège et il serre les dents pour ne pas grogner. Les animaux, c'est pas trop son truc. Il préfère retourner son attention sur son collègue, un pâle sourire aux lèvres.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
 
Tout professeur se doit de connaître les autres professeurs,
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Tout ce qui doit arriver arrivera, quels que soient vos efforts pour l'éviter. Tout ce qui ne doit pas arriver n'arriveras pas, quels que soient vos efforts pour l'obtenir. — Libre.
» Sismolog Franse Pierre Bernard prevwa move nouvèl pou Potoprens
» La Presse en Haïti doit prendre garde aux menaces de Michel Martelly
» [Terminé] "Non, chut ! Tu vas tout gâcher..." [ P & D ]
» Bureau du Professeur Vector

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Aiguise Méninges :: Poudlard et ses environs ::   :: Bureau et appartements du professeur de sortilèges-
Sauter vers: