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 La liste des fournitures | terminé

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Elisabeth Reilly

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MessageSujet: La liste des fournitures | terminé   Jeu 17 Jan - 14:13

Londres, le 27 août 1991

Elisabeth n’avait pas eu le droit d’utiliser sa nouvelle baguette magique de tout l’été. C’était à la fois extrêmement frustrant, et un peu rassurant.

Frustrant, car elle venait juste de découvrir qu’elle avait des pouvoirs magiques et franchement, c’était la classe. Des pouvoirs magiques ! Ca n’arrive que dans les films ! Elle n’avait parlé que de cela à sa mère de tout l’été et été impatiente d’apprendre à l’utiliser et à elle aussi transformer des écharpes en diadèmes. Même la magnifique robe Burberry que ses parents lui avaient offerte pour son anniversaire ne l’avait pas émue plus que cela et ne l’avait pas empêchée de continuer à parler de magie. Ou plutôt à extrapoler sur la magie. Le professeur Ravenhowl lui avait simplement laissé un livre intitulé Histoire de la Magie écrit par une certaines Bathilda Tourdesac, qu’elle avait feuilleté tout l’été mais c’était une maigre consolation par rapport à toutes les questions qu’elle pouvait se poser. Il fallait bien avoué qu’elle n’avait pas lu certains passages sur les traités du monde magique qu’elle ne comprenait pas toujours et qui ne l’intéressaient pas vraiment mais elle avait lu, relu et très apprécié l’histoire de la fondation de sa futur école, Poudlard. Elle s’était intéressées aux quatre fondateurs Godric Gryffondor, Helga Poufsouffle, Rowena Serdaigle et Salazar Serpentard, leur dispute, la répartition dans les quatre maisons. Heureusement, le concept de sang-pur était encore très vague dans l’esprit d’une enfant de cet âge qui n’avait jamais été soumise à la discrimination. Elle était plus qu’impatiente de commencer les cours de magie.

Mais une petite voix ne pouvait s’empêcher de lui faire peur, toutes ces nouveautés, ces inconnus étaient difficiles à gérer pour une jeune fille qui aimait beaucoup tout planifier et savoir exactement où elle allait. Tant qu’elle était avec ses parents, cette petite voix restait assez discrète mais plus la date de son départ approchait, plus elle doutait.

Le professeur Ravenhowl lui avait promis qu’il irait avec elle, la dernière semaine avant la rentrée, acheter ses fournitures scolaires sur le Chemin de Traverse, la rue magique des sorciers où elle s’était rendue le jour de son anniversaire pour acheter sa baguette magique. Un hibou avait apporté une lettre hier disant que le professeur arriverait dans l’après-midi. Elle était impatiente, consultant sa liste de fournitures avec un certains ahurissement. Un chapeau pointu ? C’était vraiment trop cliché ! Un chaudron ? Des gants en cuir de dragon ? Elle espérait d’ailleurs bien ne jamais se retrouver en face d’un pour confirmer qu’ils existaient vraiment !

Elle jouait avec sa petite sœur dans la chambre de celle-ci quand quelqu’un sonna de façon très insistante à la porte, plusieurs fois de suite, comme si elle ne fonctionnait pas. Elle entendit son Père – assez tendu depuis qu’il avait appris que sa fille n’irait pas au prestigieux collège de Chelsea mais à « l’école des sorciers » - s’énerver parce que ce n’était pas possible d’appuyer aussi fort sur cette sonnette, il n’était pas sourd puis l’appeler. D’un ton crispé, il lui dit :

- Lisa, ma chérie, Monsieur Ravenhowl est arrivé.
- Bonjour Professeur Ravenhowl, continua Elisabeth sur un ton enjoué. On va acheter mes livres de magie ?

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Adam Ravenhowl

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MessageSujet: Re: La liste des fournitures | terminé   Jeu 17 Jan - 17:18

    Etre directeur de Poudlard n'était vraiment pas un travail de tout repos ! Surtout quand on avait eu l'idée stupide de promettre a des dizaines d'élèves, la plupart nés moldus, d'aller acheter les fournitures scolaires avec eux. Ce matin il avait déjà emmené deux élèves avec lui pour faire les emplettes. Non, bien sur que non, ils ne les avaient pas emmené en même temps. Ravenhowl voulait que chaque élèves se sente spécial et aimé, et il savait -ou du moins il devinait- a quel point les enfants sorciers nés de parents moldus en avaient besoin. C'était un nouveau monde pour eux, et Adam en avait fait une affaire personnelle de faire que tout aille parfaitement des le début pour eux. Ainsi, il avait utilisé son retourneur de temps ce matin pour pouvoir emmener les deux élèves séparément. Il avait bien fait attention a ne pas se croiser lui même au Chemin de Traverse, et allait devoir faire pareil maintenant.
    Il était 17h30 et le directeur venait de ramener l'élève chez lui après une longue après midi au Chemin de Traverse. Et ce n'était pas fini. Tout en marchant sur les longs et gros trottoirs du quartier de Chelsea a Londres, il sortit un petit parchemin de sa poche.
    Elisabeth Reilly... Elisabeth... Ah oui ! Une petite brune, pas très bavarde. Famille plutôt réticente, mmmh...
    Puis il s'arrêta et porta sa main a son cou, pendant que le parchemin se rangeait tout seul dans sa poche. Ravenhowl attrapa le collier qu'il portait : c'était un retourneur de temps. Il s'assura que personne n'était en train de le regarder et tourna l'objet une fois a droite et trois fois a gauche. Tout en faisant ces manipulations, tout sembla bouger a une allure folle autour du lui : les arbres, le soleil, les nuages... Puis tout redevint normal, le soleil etait encore bien haut dans le ciel maintenant.
    Le directeur cacha son collier dans sa chemise et se remit en marche vers la maison de la petite Elisabeth Reilly. Cette fois ci, il n'avait pas essayé de s'habiller comme un moldu comme la dernière fois qu'ils s'étaient rencontrés. Non, plus de kilt et de gros polo de rugby, cette fois ci il portait une longue robe de sorcier verte foncée, presque noire, avec un grand chapeau pointu où une plume de phénix était plantée. Bah oui, il ne voulait pas ressembler a un moldu sur le Chemin de Traverse quand même...
    Il arriva devant la porte. Mais il ne se souvenait plus comment il avait fait la dernière fois pour annoncer son arrivée. Il n'y avait pas de heurtoir sur la porte, alors que la plupart des maisons de sorciers en possédaient une. Il était près a rentrer sans s'annoncer lorsqu'il aperçu un petit interrupteur blanc sur la maison, a côté de la porte. Oui, c'était ça ! Le directeur s'en approcha et appuya très fort plusieurs fois dessus, maladroitement. C'était bizarre ce truc. Il entendit du remue ménage a l'intérieur, puis on lui ouvrit. Devant lui, le père. Il appela sa fille avant qu'Adam n'eut pu faire quoi que ce soit. Il n'avait pas l'air d'avoir envie de parler avec lui. Soit.
    Mais la petite fille arriva bien vite, sautillant sur place, heureuse.

    - Bonjour Professeur Ravenhowl. On va acheter mes livres de magie ?
    - Bonjour, Elisabeth, répondit-il en souriant. Oui, oui, on va acheter tout ce que tu voudras. Tu es prête ?

    Ce qui était sur en tout cas, c'était que son père, lui, n'était pas encore prêt... Adam aurait pu le voir a 3km qu'il était énervé, et que ça ne l'enchantait guère de laisser partir comme ça sa fille dans une drôle d'école de magie dont il ne connaissait rien.

    - Ne vous inquiétez pas monsieur, je prendrais soin d'elle, commença-t-il pour essayer de le calmer. Et avec ma baguette, je pense même pouvoir la protéger bien mieux que votre... poulice -c'est comme ça qu'on dit ?- pourrait le faire.

    Puis, il essaya de lui lancer un sourire rassurant. Ah ! s'il savait comment ils allaient se rendre sur le Chemin de Traverse, pour sur il ne la laisserait pas venir avec lui. Au moins, la petite semblait contente de venir, elle ; ça faciliterait déjà les choses. Et puis, qui sait, ils allaient peut être passer un bon moment ensemble.

    - Et habille toi bien, il y a un petit vent froid.
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Elisabeth Reilly

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MessageSujet: Re: La liste des fournitures | terminé   Ven 18 Jan - 9:46

Le sorcier était aujourd’hui vêtu d’une longue robe vert foncé. Il avait beaucoup plus l’air d’un sorcier, ce qui rassura Elisabeth. Son père l’était certainement beaucoup moins qu’elle de voir un homme dans cet accoutrement ridicule mais la jeune fille se senti rassurée par le regard bienveillant et protecteur de cet homme. Bien qu’assez réservée et pas toujours à l’aise dans les situations nouvelles et avec les gens qu’elle ne connaît pas, elle aimait bien Ravenhowl et ses angoisses concernant Poudlard disparurent assez vite cet après-midi là, laissant place à l’enthousiasme de retourner dans le monde magique.

- Oui, oui, on va acheter tout ce que tu voudras. Tu es prête ? Lui répondit-il.

Elisabeth fit un énorme sourire et se retourna vers son Père. Lui aussi avait le sourire aux lèvres, apparemment content de voir sa fille épanouie mais il ne pu cacher un petit tic de nervosité qui déforma sa bouche.

- Nous avons converti l’argent que nous a rendu ton école lors de ta désinscription. Plus nous avons rajouté un peu d’argent, pour que tu manges, que tu puisses t’acheter des vêtements et être à l’aise. Il alla chercher un gros sac apparemment assez lourd. Nous avons là 2641 pièces d’or, 253 pièces et 17 pièces de bronze. Greg se retourna vers le sorcier. Est-ce que ça suffira pour son année ? Et est-ce que c’est possible de lui faire une carte de crédit ? J’ai pas envie que ma fille se balade comme ça avec tout cet argent. Déjà elle n’arrivera pas à tout transporter, et elle risque de se faire voler.

- Ne vous inquiétez pas monsieur, je prendrais soin d'elle, répondit Ravenhowl. Et avec ma baguette, je pense même pouvoir la protéger bien mieux que votre... poulice -c'est comme ça qu'on dit ?- pourrait le faire.

Elisabeth remarqua le sourire en coin de son Père, et malgré son jeune âge, elle comprenait assez bien les émotions des adultes. Elle alla lui faire un câlin et lui assura :

- On sera rentrés pour le dîner mon Papa chéri.

Greg, toujours étonné par la maturité de sa fille, et l’aisance qu’elle avait à le rassurer, la laissa partir.

- Et habille toi bien, il y a un petit vent froid.

Et puis cet homme avait l’air responsable et attentionné, du moins autant qu’il pouvait en avoir l’air dans cet accoutrement.

Elisabeth mis son blouson et sorti de la maison avec le professeur. Le sourire rassurant de son accompagnateur et la confiance qu’il lui inspirait lui délièrent la langue :

- On va acheter tout ce qui est sur ma liste ? Je vais avoir assez d’argent ? C’est cher les objets de magie ? Et comment je vais pouvoir les transporter. Papa a raison, c’est lourd. Je vais les utiliser pour quoi ? Je vais apprendre à faire des diadèmes comme vous ? Ce que j’aimerais en avoir un. Dit-elle d’un air rêveur.

Elle avait tellement de questions à poser et ne savait par où commencer. Elle releva la tête, en attente de ses réponses.

*****************************************

[N’étant pas une experte de la conversation de Gallions en Livres, j’ai pas vraiment d’idée concernant la valeur des 2641 Gallions mais en gros je voulais montrer que les parents d’Elisabeth étaient assez riches, la gâtaient un peu et qu’elle ne serait pas en panne de ressources matérielles].

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MessageSujet: Re: La liste des fournitures | terminé   Ven 18 Jan - 20:50

    Le directeur fit de gros yeux malgré lui en voyant ce gros sac plein d'argent. C'était vraiment une somme énorme ! Et il lui demandait si ça suffirait ? Avec un tel amas d'argent, Elisabeth pourrait même s'acheter un dragon, voir même une licorne comme animal de compagnie si elle le voulait ! Le gros sac posé devant lui, il commença d'abord par répondre au père de la jeune fille :

    - Ça suffira largement ! Il y en a même beaucoup trop ! Il faudra qu'on passe par Gringotts ranger tout ça quelque part. finit-il, les yeux posés sur Elisabeth.

    Ensuite, il tâcha de mettre ce gros sac d'argent quelque part. Il sortit délicatement sa baguette de sa poche et la leva assez haut pour permettre à Elisabeth et son père d'anticiper ce qui allait se passer. Adam tenait sa baguette du bout des doigts, il dessina un huit avec celle ci et le sac s'envola soudain dans les air, tourna sur lui même et rapetissa d'un seul coup. Flottant toujours dans les airs, le sac, dirigé par Ravenhowl, se dirigea ensuite vers Elisabeth, et se glissa dans sa poche.

    - Voila, ce sera plus aisé de transporter cet argent comme ceci.

    C'est vrai qu'elle était adorable cette petite, à faire des câlins à son père et à essayer de le rassurer. Adam espérait qu'ils se rendaient compte qu'ils avaient une fille exceptionnelle. Puis il pensa à sa propre fille, Oxalide, dont il ne prenait pas soin autant qu'il l'aimerait. Il aimerait tellement lui dire à quel point il était fière d'elle et combien elle comptait pour elle, mais... c'était un handicapé des sentiments, comme il se qualifiait. Il avait toujours eu du mal avec les humains et était beaucoup plus à l'aise avec les animaux... c'était bien triste tout ça.
    Elisabeth sembla prête à partir. Ils sortirent donc de la maison après avoir salué son père et Adam commença à marcher le chemin qu'il avait pris pour venir, la jeune fille à ses côtés.

    - On va acheter tout ce qui est sur ma liste ? Je vais avoir assez d’argent ? C’est cher les objets de magie ? Et comment je vais pouvoir les transporter. Papa a raison, c’est lourd. Je vais les utiliser pour quoi ? Je vais apprendre à faire des diadèmes comme vous ? Ce que j’aimerais en avoir un.
    - Ne t'inquiète pas, commença-t-il, un petit sourire sur les lèvres, elle était vraiment trop mignonne, tu verras bien le moment venu.

    Il lui fit un petit clin d'oeil avant d'accélérer le pas. Au loin, une vieille maison abandonnée était visible. Sa peinture s'écaillait et le toit avait commencé à s’effondrer. Ce n'était pas très rassurant, et Adam le savait ; aussi, il tâcha de tenir la petite à côté d'elle par l'épaule, et ils entrèrent tous les deux par la porte qui grinça lorsque Ravenhowl la poussa. Cette maison, à l'intérieur, ressemblait à n'importe quelle maison abandonnée : le papier peint était déchiré et tombait, la moquette était jaunie et vieille. Mais ce qui intéressait le professeur, c'était la grande cheminée dans la deuxième pièce, ils y allèrent donc. Il laissa Elisabeth au milieu de la pièce pour aller regarder la cheminée. Oui, elle était encore bien. Puis il revint vers elle, une bourse à la main. Il s'accroupit près d'elle pour lui expliquer :

    - Tu vois cette cheminée là-bas ? dit-il en montrant la dite cheminée du doigt. Elle va nous servir à aller sur le Chemin de traverse. Les cheminées sont un moyen très sur et très rapide d'aller d'un endroit à un autre, à condition que l'on prononce bien distinctement l'endroit où l'on veut aller.

    Il fit une petite pause pour permettre à la petite fille de bien assimiler ce qu'il venait de dire, et ouvrit la bourse qu'il tenait. A l'intérieur se trouvait une poudre grise très fine, c'était comme de la cendre, sauf qu'elle brillait un peu.

    - Ceci, c'est de la poudre de cheminette. Il faudra en prendre une bonne poignée, entrer dans la cheminée, dire le nom de l'endroit où tu veux te rendre -le Chemin de traverse, souvient-en bien !- et jeter cette poudre à tes pieds.

    Adam, en expliquant, avait fait divers gestes -il avait désigné la cheminée, fait semblant de prendre la poudre puis de la jeter après- pour qu'Elisabeth comprenne au mieux. Il était toujours accroupi près d'elle et arborait un visage qu'il voulait le plus rassurant possible.

    - Ce n'est pas très compliqué, tu verras. Maintenant, est-ce que tu veux que je passe avant toi pour te montrer, ou tu préfères y aller la première ?

    Il avait expliqué ça à des dizaines d'enfants, et tous -ou presque- s'en étaient très bien sortis. Elisabeth, il n'en doutait pas, allait très bien se débrouiller aussi.


Dernière édition par Adam Ravenhowl le Jeu 7 Fév - 14:01, édité 1 fois
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Elisabeth Reilly

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MessageSujet: Re: La liste des fournitures | terminé   Sam 19 Jan - 21:52

Elisabeth était subjuguée par le tour que venait d’effectuer Ravenhowl. Tout son argent avait volé à travers l’entrée de la maison, puis rétrécit et tenait à présent dans sa poche, pas plus lourd qu’un sac de bonbons. Elle se demanda rapidement si ça n’avait pas fait perdre de la valeur à son argent puisqu’apparemment elle en avait trop mais finit par se dire que le professeur avait du se tromper de mot, on a jamais trop d’argent et comme ça, elle pourra s’acheter tout ce qu’elle voudra et faire ce qu’elle voudrait. D’ailleurs, elle se demanda ce qu’elle pouvait bien acheter sur le chemin de Traverse en plus de ce qui était marqué sur sa liste de fournitures. Des vêtements de sorciers, surement comme ceux de Ravenhowl actuellement. Elle emporterait quand même certains de ses habits actuels, quand même beaucoup plus stylés. Sa nouvelle robe Burberry ferait sensation, elle en était sure. Et puis elle était tellement douce ! Des livres, qu’elle était impatiente de lire, il y avait trop de choses qu’elle ne savait pas et ça l’ennuyait. Elle ne pouvait pas se permettre d’être mauvaise, dans le monde de la magie ou ailleurs, elle ne l’envisageait pas. Mais en y repensant, elle se douta que ça devait être le cas de tous les élèves qui seraient avec elle. Un chaudron, pour en faire des potions surement, vu qu’elle devait acheter un livre sur les potions. Elle espérait qu’elle n’aurait pas à faire la cuisine, la seule chose qu’elle faisait c’était le gâteau pour Noel avec sa grand-mère et sa mère. Et des cookies aussi des fois. Sa baguette, qui était à l’étage et qu’elle était impatiente d’utiliser, et quelques bricoles. Mais qu’est-ce qu’on pouvait bien acheter d’autres ? Des friandises ? Des habits un peu moins stéréotypés ? Un miroir magique, comme celui de la méchante belle-mère de Blanche Neige ? Encore une question qu’elle rajouta à sa liste de questions à poser dans l’après-midi au professeur.

Après avoir embrassé son père, Elisabeth et Ravenhowl sortirent de la maison. Ils partirent vers la gauche et la jeune fille profita d’un moment de silence pour commencer à poser certaines des nombreuses questions qui trottaient dans sa tête. Le résultat n’avait pas été à la hauteur de ses espérances :

- Ne t'inquiète pas, répondit le professeur, tu verras bien le moment venu.

Elisabeth était très contrariée par cette réponse. Elle ne voulait pas attendre, elle voulait savoir tout de suite. Elle avait attendu tout l’été et en avait marre de ne pas savoir. Elle commençait l’école dans moins d’une semaine et elle n’était pas du tout prête. Elle savait qu’il était très mauvais de ne pas se préparer pour les différentes aventures de sa vie, sa maman le lui avait répété. Elle commençait à angoisser, elle ne savait plus que faire et son accompagnateur se ne se montrait pas du tout coopératif. Celui-ci étant assez nerveux à ce moment-là, Elisabeth décida de ne pas reposer sa question tout de suite et d’attendre qu’ils soient arrivés au chemin de Traverse. Mais ce n’était pas pour autant qu’elle abandonnait, elle était bien décidée à repartir avec des réponses.

Les deux sorciers entrèrent alors dans une maison très moche, ce qui paru assez étrange à Elisabeth. Elle savait qu’il ne fallait pas entrer chez les gens, même si apparemment, il n’y avait personne qui habitait ici. Elle se demanda si pour entrer dans le chemin de Traverse, il ne fallait pas simplement aller dans un endroit tout pourri, comme ce bar dans lequel ils étaient rentrés la dernière fois. Elle s’attendait donc à voir Ravenhowl tapoter le mur de briques et ouvrir une porte. Puis elle découvrit que ça ne serait pas le cas :

- Tu vois cette cheminée là-bas ? dit-il en montrant la cheminée du doigt. Elle va nous servir à aller sur le Chemin de traverse. Les cheminées sont un moyen très sur et très rapide d'aller d'un endroit à un autre, à condition que l'on prononce bien distinctement l'endroit où l'on veut aller.

Cela fit bien rire Elisabeth ! Il n’y a pas que le Père Noel qui passe par la cheminée, les sorciers aussi ! Qu’est-ce que c’était drôle. Elle se demandait comme ils allaient bien faire pour grimper par la cheminée et pourquoi ils n’arriveraient pas simplement sur le toit mais écouta la suite.

Ravenholw sortit une jolie poudre qui brillait et continua à lui expliquer la démarche. Donc elle montait dans la cheminée, mais au lieu de grimper, elle devait lancer la poudre à ses pieds et dire où elle voulait aller. Ca semblait simple et bien moins fatiguant que de grimper à la cheminée, elle était rassurée, elle n’aurait pas aimé être toute sale, elle n’aimait pas être sale. La cheminée était assez grande et apparemment, il n’y avait plus de feu dans celle-ci, même pas de bois.

Elisabeth décida d’y aller la première, elle ne voulait pas rester seule dans cette lugubre maison et avait hâte de se rendre au chemin de Traverse :

- Moi d’abord, s’enthousiasma-t-elle.

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Adam Ravenhowl

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MessageSujet: Re: La liste des fournitures | terminé   Sam 19 Jan - 22:30

    Le directeur lui lança un large sourire lorsqu'elle lui dit qu'elle aimerait passer en première. Elle ne semblait même pas effrayée cette petite, et ça l'étonna un peu. C'était un monde complètement inconnu pour elle, et la seule magie qu'elle avait vu pour l'instant fut le diadème qu'il avait transformé et la bourse qu'il avait rendu plus petite et plus légère juste avant. En gros, elle n'avait encore rien vu, et souvent, l'inconnu faisait peur, même aux enfants ! Mais cette petite là, elle ne semblait avoir peur de rien. Son enthousiasme faisait plaisir a voir ! Toute la journée Adam s'était occupé d'enfants plutôt terrorisés, oui, terrorisé, c'était le mot. Elisabeth, quant à elle, faisait preuve de courage et de maturité.
    Le directeur se redressa, satisfait. Il fallait qu'il le lui dise, tout ça, mais... il ne savait pas vraiment comment. Lui et les sentiments. Avec un petit sourire en coin, gêné, il tâcha de lui dire :

    - Tu sais, Elisabeth... tu es vraiment très courageuse. Il n'y en a pas beaucoup des enfants de ton âge, et ne connaissant en rien le monde magique, qui se seraient débrouillés comme toi tu te débrouilles en ce moment. Affronter l'inconnu, c'est quelque chose de très difficile, mais toi tu y arrives très bien. Il fit une pause, puis s'approcha de la cheminée tout en disant : Bon, il serait temps d'y aller, tu as bien tout compris ?

    Puis il lui fit signe de se rendre dans la cheminée et lui présenta la bourse contenant la poudre de Cheminette.

    - Prend en une bonne grosse poignée. Et n'oublie pas : c'est au Chemin de Traverse que nous nous rendons. Chemin - de - Traverse. Répète le. Bien. Si tout se passe bien, tu devrais atterrir dans une grande cheminée en pierre dans une rue piétonne peu fréquentée, perpendiculaire à la grande rue du Chemin de Traverse. Il faudra continuer à gauche pour s'y rendre, et on doit surement voir la ménagerie magique depuis cette rue. Mais attends moi devant la cheminée une fois que tu y seras.

    Le directeur fit ensuite deux pas en arrière pour ne pas subir de retour de flammes lorsqu'Elisabeth lancera la poudre de cheminette. Il lui fit un petit clin d'oeil et lui dit un dernier mot :

    - Tout se passera bien Elisabeth.
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MessageSujet: Re: La liste des fournitures | terminé   Lun 21 Jan - 9:43

Elisabeth était plus que fière de s’entendre dire qu’elle était courageuse, plus que les autres enfants, elle était meilleure qu’eux ! Elle qui avait souvent peur, ça lui faisait très plaisir ! Elle arrivait à le cacher assez bien, elle ne passait pas pour une empotée et c’était déjà très bien. Enfin, pour l’instant, elle n’avait pas trop peur. Transformer des écharpes en diadèmes et faire rapetisser les choses, elle trouvait ça super ! Pourquoi elle aurait peur ? La magie c’est pratique et super mignon. Bien sur, elle avait toujours cette appréhension de devoir quitter ses parents et de cette école magique très mystérieuse mais pour l’instant, elle restait relativement bien enfouie, son enthousiasme prenant plutôt le dessus. Ce soir elle dînerait avec ses parents et dormirait dans son lit, ce qui était super rassurant pour quelqu’un comme elle, qui aimait avoir ses points de repères et des éléments fixes auxquels se rattacher. L’inconnu semblait bien moins effrayant dans ces cas-là pour la jeune fille.

Ca n’empêcha pas Ravenhowl de lui ré-expliquer une nouvelle fois comment faire pour passer par la cheminée, en lui répétant le mot à prononcer comme si elle avait encore 6 ans. Bien sur qu’elle y arriverait, ça n’avait pas l’air compliqué. Elle se répéta quand même mentalement la marche à suivre, pour être sure de bien tout faire correctement : monter dans la cheminée, lancer la poudre brillante et bien articuler « Chemin de Traverse ». Facile.

Elle demanda une dernière fois à son accompagnateur :

- Est-ce que vous allez mettre longtemps à arriver après moi ? Elle n’osa pas continuer en lui disant qu’elle n’avait pas très envie de rester seule dans un endroit inconnu trop longtemps mais de peur qu’il ne pense plus qu’elle était courageuse, elle préféra se taire.

Il lui répondit que tout se passerait bien. Encore une réponse qui se voulait rassurante mais qui n’était pas vraiment claire. Non mais vraiment, il ne pouvait pas lui dire les choses clairement ? Heureusement dans ce cas-là, elle savait qu’elle aurait la réponse dans quelques minutes. Ou moins, espérait-elle.

Elisabeth monta donc dans la cheminée, l’air sûrement moins rassuré que quelques instants auparavant mais déterminée à passer avec succès cette première expérience magique. Elle pris une profonde inspiration lança la poudre et prononça du mieux qu’elle pu « Chemin de Traverse ». Elle pensait vraiment avoir bien fait mais tout d’un coup, des flammes jaillirent ! Paniquée, elle poussa un grand cri mais se senti aspirée. La pièce où elle se trouvait disparu et elle se mit à pleurer. Qu’avait-elle fait de mal ? Allait-elle mourir à cause du feu ? Est-ce que c’était normal qu’elle se sente aspirée comme ça ? Sûrement pas, elle avait vraiment pensé qu’elle transplanterait tout simplement.

Heureusement, quelques longues secondes plus tard, elle atterri dans une autre cheminée et se précipita hors de celle-ci, terrifiée. Elle pleurait toujours et s’agenouilla contre le mur, en face de cette cheminée. Elle espérait tellement être au bon endroit, elle était bien dans une rue un peu bizarre avec une grande cheminée mais c’était une description qui pouvait s’appliquer à de nombreuses rues, surtout des rues magiques. Elle regarda autour d'elle et ne vit qu’une personne, un homme d’une quarantaine d’année, habillé comme un sorcier. En tout cas, elle était dans le monde sorcier.

Avant qu’elle ait eu le temps de se poser plus de questions, elle entendit un bruit qui émanait de la cheminée. Ravenhowl venait d’arriver. Elle s’approche vivement de lui, sa voix faussement autoritaire, mêlée de peur et de colère :

- Pourquoi vous n’avez pas dit qu’il y aurait du feu ! C’est très dangereux le feu, les gens meurent à cause de ça, on a eu de la chance mais je veux pas mourir, je veux pas être en danger comme ça. Puis elle ajouta, plus pour elle-même qu’à l’attention du professeur, je suis sure que la magie c’est dangereux. Elle releva les yeux vers l’homme qui se tenait en face d’elle : je croyais qu’on allait juste faire des courses !

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MessageSujet: Re: La liste des fournitures | terminé   Mer 23 Jan - 10:55

    Ravenhowl adorait utiliser les cheminées, et il avait pensé que ce serait une bonne première expérience pour la jeune fille... mais apparemment, il avait bien mal pensé. La petite avait poussé un petit cri avant de disparaître. Bon, on aurait pu mettre ça sous le compte de la stupeur, mais Adam avait senti une vrai terreur dans ce cri. Il se dirigea donc bien vite a sa suite, lança lui aussi une bonne poignée de poudre de cheminette après avoir dit bien fort l'endroit ou il voulait se rendre. Des flammes vertes jaillirent, puis il fut lui aussi transporté. Le directeur aimait bien cette sensation de chaleur, c'était agréable. Et cette sensation de chute libre, il en redemandait !
    Il atterrit dans la petite rue près du Chemin de traverse bien sur, et avait donc vu juste en pensant que la petite avait vraiment eu très peur. Il se dirigea vers la pauvre petite chose accroupie contre le mur tout en époussetant sa robe verte. Il restait toujours des résidus de poudre lorsqu'on utilisait ce moyen de transport.
    Puis, tout d'un coup, Elisabeth se leva et le rejoignit, crispée de colère :

    - Pourquoi vous n’avez pas dit qu’il y aurait du feu ! C’est très dangereux le feu, les gens meurent à cause de ça, on a eu de la chance mais je veux pas mourir, je veux pas être en danger comme ça. Je suis sure que la magie c’est dangereux. Je croyais qu’on allait juste faire des courses !

    Adam ne s'attendait vraiment pas a ça. Surtout qu'elle avait encore les yeux mouillés des larmes qu'elle avait du versé plus tôt, tant elle avait eu peur.
    Encore une fois, le directeur s'accroupit pour être a sa hauteur et lui lança un regard rassurant. Il ne pût s'empêcher cependant d'avoir un petit air triste, il n'aimait pas voir les enfants comme ça, ça lui brisait le cœur.

    - Calme toi Elisabeth, commença-t-il doucement. Il n'y a pas de raison de se mettre dans cet état ! Et, voyant qu'elle n'était pas très d'accord, il continua : Est-ce que tu as eu mal ? Je ne pense pas non. La cheminée est le moyen le plus sur de se déplacer chez les sorciers. On aurait pu utiliser un balai, et la tu aurais pu tomber par exemple, et la ça aurait été dangereux.

    Il lui laissa un petit moment pour se remettre pendant qu'il époussetait un peu ses épaules où s'était logé un peu de cendre. Puis il lui lança un nouveau sourire.

    - Allez, ne t'inquiète pas. Je ne t'aurais certainement pas fait faire quelque chose qui t'aurais mis en danger. Ton papa, même sans être un sorcier, a l'air déjà bien dangereux comme ça, alors si je te ramenai en petits morceaux, j'ose pas imaginer ce qu'il me ferait ! dit-il en plaisantant, espérant ainsi détendre l'atmosphère.

    Puis il se releva et regarda a sa gauche : il y avait déjà pas mal de monde sur le Chemin de traverse, des gens qui, comme Elisabeth, achetaient déjà leurs fournitures scolaires. En parlant de ça, Ravenhowl ne savait pas vraiment ce qui manquait a la petite. Il savait qu'elle avait déjà sa baguette, mais pour le reste, il n'en savait rien. Il espéra secrètement qu'elle n'avait pas encore d'animal de compagnie, et qu'il faudra donc passer par la ménagerie. Il lui demanda donc :

    - Bon, on va acheter ce qu'il te faut alors ? Dit moi ce qu'il te manque, et je t'y emmènerais. Est-ce que tu as déjà un animal de compagnie ? Ça pourrait être bien pour la première année, tu te sentiras moins seule. Puis il se souvint : Oh ! et il ne faudra pas oublier de passer a Gringotts avant de retourner chez tes parents, déposer un peu d'argent, parce que tu en as vraiment beaucoup, finit-il en montrant la poche dans laquelle son gros sac d'argent devrait se trouver.
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Elisabeth Reilly

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MessageSujet: Re: La liste des fournitures | terminé   Mer 23 Jan - 13:11

Ravenhowl s’accroupit auprès d’Elisabeth et tenta de la rassurer. Il était gentil et elle ne voulait pas être blessante, se mettre à dos un professeur avant même la rentrée, ce n’était pas futé du tout et la jeune fille savait mieux que de faire ce genre de bêtises. Mais Dieu que c’était compliqué à ce moment-là ! Certes, elle n’avait pas eu mal, la sensation n’était pas de plus agréables, elle n’était absolument pas blessée. Même l’atterrissage avait été relativement maîtrisé. Pourtant Elisabeth, lui en voulait de ne pas lui avoir dit pour le feu, elle ne comprenait pas pourquoi elle était pas brûlée, et en voulait à son accompagnateur de rester aussi mystérieux sur tout. Sans compter qu’elle avait eu vraiment peur. Donc si elle avait des raisons de se mettre dans cet état et de faire savoir qu’elle n’allait pas bien.

Le professeur essaya même de faire une blague sur le père d’Elisabeth. Blague efficace, puisqu’elle détendit Elisabeth qui pensa à son papa, ce qui la rassura. Son papa chéri était là pour veiller sur elle et s’il y avait un problème, elle était sure qu’il serait là pour la protéger. Elle était certes dans le monde des sorciers mais toujours dans Londres, il n’était pas loin. Et non, ce n’était pas un sorcier mais Elisabeth, malgré le fait qu’elle ne soit plus tout à fait une enfant, le voyait toujours sur un piédestal. Elle ne doutait pas qu’il était assez fort pour la défendre de n’importe qui.

Ravenhowl enchaîna assez vite :

- Bon, on va acheter ce qu'il te faut alors ? Dit moi ce qu'il te manque, et je t'y emmènerais. Est-ce que tu as déjà un animal de compagnie ? Ça pourrait être bien pour la première année, tu te sentiras moins seule.

Elisabeth ne savait pas si ses parents seraient d’accord, ils pestaient déjà assez contre le lapin qu’elle leur avait fait acheté mais trouva l’idée très sympa. Elle demanda :

- Est-ce que je peux emmener Panpan, mon lapin ? Il joue pas beaucoup mais il est très doux pour les câlins ! Et puis quand on est sorcier, on peut bien transformer son animal comme on veut non ? Le week-end, je pourrais le transformer en cheval pour aller faire des balades, continua-t-elle avec un air rêveur.

Lorsque le sorcier lui parla de Gringotts et d’y déposer de l’argent, elle était ravie !

- C’est vrai ? On va pouvoir m’ouvrir un compte ? Le banquier de papa et maman, il dit qu’il faut attendre d’avoir 14 ans pour avoir un compte et 16 ans pour avoir une carte de crédit. Je fais avoir une carte de crédit ? Demanda-t-elle pleine d’espoir.

Tout en parlant, Ravenhowl et Elisabeth commencèrent à se diriger vers la rue principale. Il y avait beaucoup de monde, la plupart étaient habillés en sorciers mais certains avaient des habits normaux, comme elle. Elle avait lu qu’il fallait qu’elle achète des habits de sorciers, et se disait que ça pourrait être cool ! La jeune fille avait repris un peu confiance en elle et sa curiosité était en train de revenir.

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MessageSujet: Re: La liste des fournitures | terminé   Mer 30 Jan - 9:42

    Il avait réussit a la calmer finalement. Mais bon, les enfants a cet âge sont très lunatiques, ils oublient bien vite leurs petits tracas, et si Elisabeth avait pût changer de sujet aussi vite, s'en remettre aussi vite, c'est que cette expérience n'avait pas été si traumatisante que ça.

    - Est-ce que je peux emmener Panpan, mon lapin ?

    Un lapin ? Quelle drôle d'idée ! C'est vrai que c'était mignon et attachant comme petite bête, mais ce sont aussi des bêtes ingrates qui peuvent s'en aller et vous oublier en moins de deux, vous qui avez pris soin de lui et l'avez nourri pendant si longtemps... Un chat est un animal bien plus fidèle, même si très solitaire.
    Adam eut un petit sourire. Cette petite était vraiment adorable, et assez spéciale. Autant elle pouvait faire preuve d'une grande maturité dans certains moments, autant... bah elle restait une petite fille, avec les rêves et les pensées d'une petite fille.

    - Normalement on a uniquement le droit d'emmener un chat, un hibou, un rat ou un crapaud a Poudlard. Et puis, tu sais, Poudlard c'est très grand, il risquerait de s'échapper, et s'il se rend dans la forêt interdite tu ne risques pas de le revoir de si tôt... Il fit une pause avant de continuer : Et puis, il faudra bien travailler si tu veux espérer le transformer en cheval un jour, tu verras, la metamorphose, ce n'est pas si facile que cela...

    Bien sur, elle ne connaissait pas la forêt interdite, mais en étudiant le nom elle pourrait certainement deviner et s'imaginer la forêt en question. La metamorphose, c'était sûrement un nom un peu faute pour elle, mais c'était comme ça que ça s'appelait après tout. Et Adam était sur qu'elle allait apprendre vite, s'y faire très vite a sa nouvelle vie de sorcière.
    Tout en parlant, Adam s'était dirigé vers la grande rue pleine de monde, la ou toutes les boutiques se trouvaient. Il faisait en sorte qu'Elisabeth reste bien a côté de lui, et n'hésitait pas a la prendre par l'épaule pour cela, la dirigeant la ou il voulait. Inexorablement, il se dirigeait vers la ménagerie magique.

    - C’est vrai ? On va pouvoir m’ouvrir un compte ? Le banquier de papa et maman, il dit qu’il faut attendre d’avoir 14 ans pour avoir un compte et 16 ans pour avoir une carte de crédit. Je vais avoir une carte de crédit ?

    Le directeur lui lança un regard étonné, puis il se reporta sur la foule avec un petit sourire, et murmura un "drôles de moldus !" Au loin, on pouvait déjà voir la banque des sorciers, Gringotts, tant le bâtiment était imposant -bien que pas très rassurant. Il s'arrêta et le montra du doigt :

    - Regarde, la banque, Gringotts, c'est juste la-bas. On t'ouvrira bien sur un coffre après nos achats. Je ne sais pas comment ça marche chez les moldus, mais chez les sorciers, on ouvre souvent un compte des la naissance. Les parents y mettent un peu de sous de temps en temps pour leur enfant, souvent pour justement payer toutes les affaires pour Poudlard. Il s'arrêta un moment, ne sachant pas vraiment quoi réponde a son autre question. Et on a pas de... de carte de raidit. Lorsque tu as besoin d'argent, il faut juste te rendre ici, a Gringotts, avec la clef de ton coffre, et tu pourras chercher de l'argent.

    Il ne savait même pas ce que c'était une carte de crédit mais il espérait avoir été assez clair et lui avoir bien répondu.
    Ils étaient juste a côté de la ménagerie maintenant, de la ou ils étaient, ils pouvaient déjà entendre les différents animaux a l'intérieur piailler, beugler, caqueter, etc... Dehors, a quelques pas, étaient disposées des cages avec des hiboux, des rats ou encore des chats -les animaux admis a Poudlard- pour attirer les jeunes élevés a acheter. Souvent, avec les animaux, ça passait par un coup de cœur, du coup c'était une très bonne idée de disposer des cages dehors comme ça. Il regarda Elisabeth, puis finit par lui dire :

    - Viens, on va voir.

    Et il la dirigea plus près encore des cages qui étaient dehors. Les hiboux se mirent tous a les fixer de leurs gros yeux, tandis que certains chats commençaient a miauler, alors que d'autres dormais encore. Les rats grimpaient au plafond de leurs cages et les crapauds sauraient partout. C'était assez comique a voir.
    Adam, dès qu'il y avait des animaux, était aux anges. Il adorait toutes ces petites bêtes, sans exception aucune, et il se dirigea doucement, mais sûrement, vers un petit rat roux qui avait passé le museau a travers la cage, bien décidé a aller le caresser.
    Mais c'était sans compter sur la petite boule de plumes qui était cachée sous son chapeau.
    Tout d'un coup, le chapeau pointu du directeur se mît a bouger, à se déformer. Adam regarda en l'air et poussa un petit soupir.

    - Tiens... voila que la petite tornade s'est réveillée !

    Puis il souleva son chapeau et un petit oiseau tout rond et tout vif en sortit. Il battait des ailes très vite et se déplaçait par à coups, tout aussi vite. Il se posta devant Adam l'air de dire "coucou, je suis la ! ne m'oublie pas !" A vrai dire, cette petite bête était très jalouse, et il ne laissait pas Adam aller vers d'autres animaux que lui, surtout si, en plus, c'était des animaux inconnus. Elisabeth qui n'était pas très loin, devait sûrement se demander qu'est-ce que c'était que cet oiseau, aussi Adam expliqua avant qu'elle ne lui demande :

    - Cette petite bête têtue la, c'est Suif -mais je l'appelle plus souvent par des surnoms que son vrai nom- c'est un Vivet Doré.

    Comme pour aller vérifier que la petite fille a qui son maître parlait n'était pas dangereuse pour lui, Suif se dirigea vers Elisabeth, et se posta devant elle, ses yeux d'un rouge émeraude la regardant.

    - Tu peux l'attraper pour le caresser si tu veux, il essayera de te picorer avec son bec, mais tu verras que ça chatouille plus que ça ne fait mal. Il est très gentil quand il veut.

    A vrai dire, en disant cela, il espérant surtout que la petite boule de plumes lui fiche la paix le temps de faire un petit tour dans le magasin. Qui sait, ce sera peut-être lui qui ressortira avec un animal de compagnie ?
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Elisabeth Reilly

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MessageSujet: Re: La liste des fournitures | terminé   Mer 30 Jan - 14:42

Elisabeth et Ravenhowl continuèrent d’avancer sur le chemin de Traverse, parmi la foule de sorciers. La petite fille se souvint alors qu’elle avait lu que seuls les chats, hiboux, rats et crapauds étaient admis à Poudlard au moment où son accompagnateur le lui rappela. Un rat ? Un crapaud ? Et même un hibou ? Ils sont bien bizarres ces sorciers quand même, quelle idée d’avoir un crapaud comme animal de compagnie, c’est moche, gluant et ça donne des boutons. Et les rats, c’est sale ! Comme s’ils avaient choisis les animaux les plus improbables exprès ! Qui est-ce qui pouvait bien avoir ce genre d’animaux de compagnie ? Elle espérait que les élèves de son école n’en auraient pas, encore plus qu’il n’y en ait pas dans sa chambre, jamais elle n’arriverait à dormir. Ça ne faisait aucun doute dans l’esprit d’Elisabeth, son animal de compagnie serait un chat. En plus, c’était une bonne occasion, ses parents n’avaient jamais voulu en avoir un, elle avait déjà du batailler, argumenter, pleurnicher pour avoir son lapin. Soit disant, c’était trop de travail, il fallait le nourrir, et surtout changer la litière. Elle eut un petit relent de panique : y avait-il des serviteurs à Poudlard ? Elle décida que oui, il fallait qu’il y en ait, sinon qui allait faire à manger ? Laver le linge ? Ça ne pouvait pas être autrement, de toute façon, il était hors de question qu’elle change la litière du chat, c’était trop dégueulasse. Elle sourit, imaginant déjà l’animal, elle voulait un beau chat, pas un siamois parce qu’ils sont méchants, comme ceux de la Belle et le Clochard, peut-être un persan blanc, c’est beau ça, ou alors un grand chat noir comme celui de la voisine, Madame Habbot.

Puis Ravehowl lui dit que la métamorphose c’était difficile et qu’elle ne pourrait pas transformer son lapin en cheval tout de suite. Elle en fut un peu triste mais décida de beaucoup travailler en métamorphose. Elisabeth, qui n’avait aucune notion du niveau de difficulté des cours à Poudlard, se lança son propre défi, avant la fin de l’année, il fallait qu’elle sache transformer un animal en cheval et répondit :

- Ah… J’espère que j’y arriverais vite. Il y a des chevaux à Poudlard ? Des qui sont pas transformés d’autres choses ? Ou alors il n’y a que des chats, des rats, des crapauds et des hiboux ?

L’idée de ne voir que ces animaux à Poudlard la répugna un peu, elle espérait qu’il y avait plein d’animaux, et aussi des licornes, des chevaux volants et des fées. Elle voulait le demander au professeur mais celui-ci enchaîna assez vite sur la banque des sorciers, Gringotts. Il lui dit que les enfants sorciers avaient un compte depuis leur naissance et pouvait retirer de l’argent même à son âge ! Elisabeth ne remarqua pas le regard perplexe de son accompagnateur, ni l’écorchage du mot « crédit », elle était aux anges et répondit :

- Génial ! Je vais avoir de l’argent comme les grands ! Et en plus on a un coffre ! Comme dans les films, les gens riches ils ont des coffres ! Je suis riche ? Je vais pouvoir venir ici dès que j’en ai besoin ? C’est loin de Poudlard ? Trop bien, je vais pouvoir m’acheter plein de choses.

Perdue dans ce monde qui avait l’air si prometteur, la jeune fille parlait pour une fois plus pour elle qu’à l’attention de Ravenhowl, qui la dirigeait vers une boutique très bruyante qui vendait des animaux en tous genres, certains d’ailleurs assez bizarres. On y retrouvait, encore une fois, des chats, des crapauds, des rats, des hiboux. Le professeur l’invita à s’approcher et ils se dirigèrent vers les cages à l’extérieur de la boutique. Les hiboux qui ne dormaient pas fixaient Elisabeth avec de gros yeux et elle se demanda vraiment comment ces drôles de bêtes pouvaient bien apporter le courrier. Elle eu quelques mouvements de répulsion à la vue des rats et des crapauds, surtout quand ceux-ci s’agitaient. Elle espérait réellement que leurs cages étaient bien fermées et ne souhaitait pas s’en approcher. Ni maintenant, ni à l’école. Les deux sorciers s’approchèrent alors d’un petit chat tigré très mignon, il était calme et son museau dépassait de sa cage. Ravenhowl tendit sa main pour le caresser quand son chapeau se mit à bouger. Elisabeth le regarda avec de grands yeux sans rien dire alors que Ravenhowl ne s’en étonna pas le moins du monde et continua nonchalamment :

- Tiens... voila que la petite tornade s'est réveillée !

Vraiment bizarre tout ça. Imaginant un instant que ça pouvait être sa tête ou ses cheveux qui avaient fait ça, Elisabeth fut assez soulagée de voir un petit oiseau sortir du chapeau de son maître. Il était tout petit, une vraie boule de poil mais avec des plumes, très nerveux et voletait tout autour de chapeau dont il était sorti. Ravenhowl lui expliqua qu’il était un vivet doré, elle se demanda si c’était un oiseau normal ou magique, puis le petit oiseau brillant s’approcha d’elle et l’observa. Elle savait pas trop que faire mais le professeur continua :

- Tu peux l'attraper pour le caresser si tu veux, il essayera de te picorer avec son bec, mais tu verras que ça chatouille plus que ça ne fait mal. Il est très gentil quand il veut.

Alors Elisabeth approcha sa main de l’oiseau. Celui-ci eu un petit mouvement de recul mais décida de se laisser faire, puis se mis à jouer avec la jeune fille. Ravenhowl avait raison, il picorait sa main mais ne faisait pas mal. Il était drôle, Elisabeth riait. Pendant qu’elle jouait avec son animal, le sorcier qui l’accompagnait s’éloigna un peu, visitant les autres animaux. Elisabeth fit jouer Suif, impressionnée par sa vitesse et ses changements de rythme. On aurait vraiment dit un petit bijou en or quand il vole et ça Elisabeth adorait. Il était beau et à cet instant elle espérait presque pouvoir en avoir un bien à elle qu’elle pourrait emmener à Poudlard. Pourtant, elle n’osa pas demander, Ravenhowl lui ayant déjà rappelé les seuls animaux autorisés à l’école. Elle décida donc qu’elle voulait un chat de la même couleur. Tout en continuant à jouer avec Suif, elle regarda autour d’elle et chercha un chat qui lui plaisait. Elle finit par en voir un très beau. Il était brun, approchant la couleur du petit oiseau, légèrement tigré avec de petits yeux malicieux. Il n’était pas très grand mais une longue queue assez large. Ce n’était plus un bébé mais surement un jeune chat. Ou une chatte espérait Elisabeth, elle voulait une fille. Une mère et sa fille d’environ 15 ans jouaient avec à travers sa cage. Elle continua à regarder autour d’elle, elle vit un beau matou blanc avec de longs poils mais son regard revint vers le chat doré. Les deux sorcières paraissaient bien accrochées à la cage, alors elle réfléchi quelques instants, fit un sourire malicieux au petit oiseau et lui dit « viens par ici », ce que bizarrement, l’oiseau fit. Elle s’arrêta au pied de la cage du dit chat, à coté des deux sorcières qui jouaient avec et s’écria :

- Arielle, je suis si contente que Papa ait décidé de t’acheter ! Tu verras, on va bien s’amuser toutes les deux.

Les deux femmes la regardèrent et malgré le manque d’enthousiasme de l’oiseau, pour en rajouter une couche, elle continua :

- Suif aussi a l’air content d’avoir un nouveau copain. Dès que Papa a fini de payer, je vais pouvoir te prendre dans mes bras !

La jeune fille qui caressait le chat la regarda avec un air dépité, sa mère était assez mécontente. Elisabeth avait du mal à garder son sérieux mais les deux sorcières finirent par passer leur chemin et se dirigèrent vers d’autres cages.

- Ce que les sorciers peuvent être crédules, chuchotta-t-elle à l’attention du petit oiseau qu’elle caressa une nouvelle fois.

Puis elle parti en courant retrouver Ravenhowl, avant que sa ruse ne soit découverte. Elle s’arrêta devant lui et s’écria :

- J’ai trouvé le chat que je veux !

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MessageSujet: Re: La liste des fournitures | terminé   Sam 2 Fév - 19:50

    - Il y a des chevaux à Poudlard ? Des qui sont pas transformés d’autres choses ? Ou alors il n’y a que des chats, des rats, des crapauds et des hiboux ?

    Elisabeth était de loin la plus curieuse et bavarde de tous les élèves qu'il avait emmené sur le Chemin de Traverse aujourd'hui, et ça commençait à un peu le fatigué, lui qui était souvent seul avec des livres et le silence. D'ailleurs, il n'aimait pas trop le Chemin de Traverse -enfin... bien sur qu'il aimait bien cet endroit, mais à petite dose, tout ce bruit et ce remue méninges commençait à le rendre fou. cependant, il ne pouvait pas se permettre de mal se conduire, il avait une grande responsabilité sur ses épaules, et Poudlard tout entier comptait sur lui, aussi il lui répondit doucement :

    - Malheureusement non. Mais j'aimerais bien, ce serait bien de pouvoir faire des balades à cheval de temps en temps, le domaine est tellement grand et le permettrait. Puis, plus doucement, comme pour lui dire un secret : Mais si tu as de la chance, tu pourrais apercevoir une Licorne à l'orée de la forêt interdite !

    Puis, à sa deuxième question -décidément, elle n'avait pas sa langue dans sa poche !- il répondit simplement, distrait :

    - Non, tu ne peux pas partir de Poudlard comme tu veux -sauf pendant les vacances bien sur- il faudra garder un peu d'argent sur toi au cas ou.

    Puis il arrivèrent à la ménagerie, un endroit bien sympathique qu'aimait beaucoup Ravenhowl. Il y avait même travaillé durant quelques années, et ne manquerait pas de saluer le propriétaire, qu'il connaissait bien.
    Elisabeth avait de la chance, Suif était de bonne humeur aujourd'hui. Mais bon, tout petit comme il était, son cerveau n'était donc pas bien grand, et son humeur joyeuse et câline pourrait vite se transformer. Il sourit à voir la petite fille jouer avec lui comme ça, c'était tellement mignon. Il ne se souvenait pas que sa propre fille ait jamais joué avec un de ses animaux comme ça, et ça le chagrina un peu sur le coup.
    Le directeur décida de laisser Elisabeth s'occuper et regarder les animaux toute seule avec Suif qui, étonnement, ne suivit pas Adam à l'intérieur, lui qui s'éloignait rarement de lui.
    La boutique était plutôt sombre, et pourtant pleins de petites lumières semblaient se diriger vers nous : des yeux, des centaines d'yeux qui observaient à travers leurs cages. C'était un endroit très étouffant aussi, et les odeurs n'étaient pas des plus agréables, mais ça n'embêtait pas Adam. Après tout, son bureau commençait à ressembler à cet endroit avec tous les animaux qui s'y étaient installés.
    Il fit un peu le tour de la boutique, mais aucun animal ne l'attira vraiment, ils étaient tous parfaitement communs. Bien sur, Ravenhowl les aimait tous, mais s'il ne se mettait pas des limites -à savoir chercher des animaux un peu spéciaux, avec un joli pelage ou meurtris- ce serait juste impossible.
    Il arriva dans le coin de la boutique dédiée aux rats et fut bien vite attiré par le regard d'une de ses petites bêtes. C'était un petit rat tout blanc, un albinos, sans aucun doute, et pourtant... le petit animal avait un oeil tout rouge, comme ceux d'un albinos, et l'autre noir, comme ceux des rats normaux. Adam haussa les sourcils, surpris. Il était dans la même cage que 5 autres petits rats, de vrais albinos, eux. Le directeur s'approcha de la cage et décida de l'ouvrir pour prendre le petit rat. A peine la cage ouverte, les autres rats tentèrent de grimper sur son bras, mais Adam les repoussa gentiment pour laisser le petit rat qu'il voulait, et lui seul, lui grimper dessus. Il referma la cage pendant que le rat grimpait jusqu'à son épaule. Depuis son épaule, il tenta de sauter sur une étagère pas très loin. Adam réussit à l'attraper et le tint fermement contre lui. Il essaya d'abord de s'enfuir, du moins c'est ce que crut Adam, car le petit rat voulait simplement se glisser dans la poche de sa robe de sorcier. Le directeur finit par le laisser faire, et il sentit la petite bête se blottir dans le fond de la poche, ce qui le fit sourire.
    Par la suite, Adam aperçut son vieil ami, le vendeur, au fond du magasin. Il n'avait pas l'air occupé, aussi il se dirigea vers lui. Il discutèrent un moment -surtout du petit rat qu'il avait dans la poche- et juste après avoir donné l'argent qu'il fallait pour le garder, et alors qu'ils discutèrent de dragons, Elisabeth fit son apparition dans la boutique, en courant. Tout excitée, elle s'écria :

    - J’ai trouvé le chat que je veux !

    Ce qui fit sourire Adam. Le petit rat sortit soudain son museau de la poche d'Adam, comme pour voir qui est-ce qui avait fait un tel bruit. Le directeur regarda le vendeur toujours avec ce même sourire avant de répondre :

    - Et bien, allons le libérer ton nouveau compagnon !

    Elisabeth, Adam et le vendeur se dirigèrent donc dehors vers le chat qu'avait repéré Elisabeth. Une fois dehors, le petit rat rentra bien vite se mettre à couvert dans la poche d'Adam. Il était presque impossible de ne pas remarquer une maman et sa fille près des cages, tant la petite fille criait, apparemment très frustrée. Elle faisait une crise. Encore une petite fille trop gâtée se dit Adam... puis Elisabeth accéléra le pas, et le directeur sembla comprendre. Le chat qu'Elisabeth voulait était magnifique, un beau chat au pelage presque doré. En les voyant arriver devant la cage du chat, la petite fille commença a pleurer. Aïe, elle voulait donc ce chat aussi...


Dernière édition par Adam Ravenhowl le Jeu 7 Fév - 12:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La liste des fournitures | terminé   Lun 4 Fév - 15:06

Ravenhowl était en train de discuter avec l’homme qui semblait être le vendeur de la boutique. Elisabeth ne s’intéressa pas à leur conversation, elle était trop impatiente. Elle savait aussi qu’il fallait qu’elle soit rapide pour être sure de ne pas se faire piquer son chat, car oui, elle en était sure, c’était son chat, celui qu’elle voulait, et pas un autre. En espérant d’ailleurs que ce soit une chatte, pas un chat, même si Elisabeth l’aurait accepté, il était tellement beau et sa couleur dorée enchantait la petite fille.

Son accompagnateur fut tout à acquis à sa cause et répondit simplement :

- Et bien, allons le libérer ton nouveau compagnon !

Les deux sorciers la suivirent à l’extérieur de la boutique et tout le monde se dirigea vers le coté droit de la devanture, là où se trouvait Arielle. Elle avait décidé de ce nom très rapidement pour amadouer les deux sorcières qui s’intéressaient au chat mais l’aimait beaucoup. La petite sirène était son dessin animé préféré, et c’était un beau prénom. Bien déterminée, Elisabeth accéléra donc le pas et pointa du doigt le joli chat doré.

Elle avait espéré que les deux sorcières soient parties, non seulement elles étaient encore là, mais en plus elle étaient revenues près de la cage d’Arielle et surtout, l’adolescente pleurait. La jeune fille se retourna et vit que le professeur avait compris qu’elle n’était pas la seule intéressée par le chat. Elisabeth paniqua un petit peu, comment allait-elle se sortir de ce pétrin. Ca s’annonçait plutôt bien pour elle, après tout, le vendeur les avait suivis dans le but de lui donner le chat pour qu’elle l’achète. Mais elle ne voulait pas prendre de risque.

La jeune fille envisagea un moment de les ignorer mais compris vite que ça ne serait pas possible, Ravenhowl avait l’air de s’en préoccuper et le vendeur le serait certainement aussi, il ne voudrait pas perdre un client.

Une deuxième idée lui vint à l’esprit : agir comme si elle avait gagné, le montrer, pour qu’il n’y ait plus rien à dire, l’affaire était réglée, c’était triste pour l’autre fille, mais c’était comme cela. Une petite moquerie, une fausse compassion, et jouer haut et fort avec son nouveau chat. Ca pourrait passer mais Elisabeth avait déjà testé : des fois, cette ruse ne fonctionnait pas. Elle se souvenait d’une dispute avec sa cousine Lauren : leur grand-mère leur avait acheté plusieurs cadeaux, qu’elle n’avait pas départagé. Il y avait notamment une jolie poupée Barbie, l’autre gros cadeau étant une boite de Lego. Les deux petites filles voulaient la Barbie et Elisabeth l’ayant ouvert décréta qu’elle serait à elle. L’incident avait fini en dispute, leur grand-mère avait confisqué la Barbie et Elisabeth s’était rendue compte trop tard, mais sa cousine était repartie avec la Barbie. Et cela ne pouvait pas se passer à nouveau.

Alors elle décida de jouer les innocentes. Elle repéra un chaton adorable, tout noir avec le bout des pattes, le nez et les oreilles blancs, près de la cage d’Arielle. Etant très grande pour son âge, elle dépassait de quelques centimètres l’adolescente. Elle s’approcha d’elle et la consola :

- Oh ! Toi aussi tu aurais voulu Arielle. Ma pauvre, qu’est-ce que c’est dommage pour toi.

Elisabeth posa sa main sur l’épaule de la jeune sorcière et continua de lui lancer des « c’est triste » et des « qu'est-ce que c'est embêtant ». Puis, quand tout le monde fut acquis à sa cause et à son apparente compassion, elle enchaîna :

- L’avantage, c’est que tu vas pouvoir avoir un chaton. Et un chaton, c’est vachement plus mignon, il est tout petit et il est marrant il fait des trucs bizarres, parfois il se cogne contre les murs. Regarde celui-là, continua-t-elle en désignant celui qu’elle venait de repérer. Il est tellement adorable. Regarde-le, t'as pas envie de lui faire plein de bisous.

Le vendeur, voyant l’opportunité de résoudre la situation en vendant 2 chats, se dirigea vers la cage du petit chat noir et l’ouvrit. Elisabeth continua de plus belle :

- Oh oui, il est vraiment mignon, quel chat adorable ! On dirait une peluche. Ou un bonbon. Marshmallow, ça lui irait bien. Comment tu l’appellerais toi ?

- Euh, je sais pas, sanglota l’adolescente qui se retourna vers sa mère, qui serait sûrement la plus compliqué à convaincre, les adultes comprenant souvent mieux les intentions des autres. Mais, qu’elle n’ait pas compris ou qu’elle aussi, ait vu là une solution au problème, la sorcière sourit à sa fille et l’encouragea.

Elisabeth savait qu’il ne fallait pas crier victoire trop vite, elle resta donc deux minutes de plus, deux très longues minutes dues à son impatience, avec les deux sorcières, puis se retourna vers Ravenhowl et décida de clore le débat :

- C’est bon, on peut aller chercher Arielle et payer.

Elle ajouta, septique :

- Arielle est bien une fille ?

Le vendeur acquiesça, la jeune fille était contente et elle sourit à Suif qui virevoltait entre elle et son maître. Sa mère avait raison. Bien se tenir, être aimable, ça permettait d’avoir ce qu’on voulait. Parfois c’était dur mais ça fonctionnait ! Elle pensa à sa mère, elle avait hâte de lui raconter tout ça. Elle lui racontait tout, Jenny étant une mère aimante et attentionnée, pleine de bons conseils pour sa fille, qu’elle aidait à donner le meilleur d’elle-même et à avoir tout ce qu’elle méritait. Elle espérait qu’à l’école, elle pourrait continuer à lui parler donc demanda au professeur, alors qu’ils arrivaient devant la caisse :

- Est-ce qu’il y a des téléphones à Poudlard ?

C'est à ce moment-là qu'elle vu un museau sortir de la poche de Ravenhowl: un rat. Elle regarda son accompagnateur avec un air plus que septique, quelle idée de se trimbaler avec un rat dans sa poche. La jeune fille alla se placer bien à gauche du professeur, de l'autre coté de la bestiole qu'elle trouvait répugnante.

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Adam Ravenhowl

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MessageSujet: Re: La liste des fournitures | terminé   Jeu 7 Fév - 13:45

    Le drame fut vite écarté, ce qui étonna grandement Ravenhowl. En voyant la petite fille pleurer devant le joli chat que voulait aussi Elisabeth, il ne pensait pas pouvoir s'en sortir aussi facilement. Lui n'avait rien fait, il s'était contenté de regarder Elisabeth s'occuper toute seule de la petite fille. Adam ne pût s'empêcher de faire un sourire en coin et de secouer la tête, quelle chipie cette Elisabeth ! Il échangea d'ailleurs un regard avec le vendeur, qui semblait penser comme lui, mais il n'allait pas s'en pleindre, il etait content de pouvoir certainement vendre 2 chats en peu de temps. Le directeur décida donc de laisser Elisabeth se débrouiller toute seule -de toute façon, elle se débrouillait beaucoup mieux que lui- et se posta a côté de l'entrée de la ménagerie, caressant le petit rat toujours fourré dans sa poche. Il regardait Suif virevolter dans tous les sens de ses yeux rouge et noir. Un peu agacé, Elisabeth revint enfin vers lui pour lui dire que, finalement, c'était bon, on pouvait emmener... Arielle ? Oh, elle lui avait déjà donné un nom, elle etait adorable. Cela fit sourire Adam qui alla chercher la cage pour la ramener a l'intérieur. Puis il répondit a la question qu'elle lui avait posé :

    - Des téléphones ? Pour quoi faire ? C'est tres dangereux les telephones, et en plus ca ne marche pas toujours. Tu pourras envoyer des lettres a tes parents, avec des hiboux, c'est tellement mieux !

    A vrai dire, Adam n'avait jamais utilisé de téléphone. il avait une vague idée de ce que c'était, on lui avait déjà montré et expliqué ce qu'était un téléphone, et il n'avait pas trouvé ça très rassurant. des voix qui se balladent a travers des fils, nan, c'était vraiment trop bizarre.
    Le vendeur était toujours dehors a s'occuper de la petite fille et de sa maman, mais ils allaient quand même payer.

    - 4 gallions et 20 mornilles annonça Adam en lisant la petite étiquette qui était accrochée a la cage. On peut dire que tu as des goûts de luxe ma petite Eisabeth dit-il en lui adressant un clin d'œil.

    Sa petite protégée sortit donc la petite bourse de sa poche, bourse qui reprit bien vite sa taille originale une fois dehors. Comme il savait qu'elle n'était pas très familière avec l'argent sorcier, il lui montra a quoi ressemblait les gallions, les mornilles mais aussi les noises, et lui expliqua la valeur de chacun, comme quoi le gallion -la pièce en or- était celle qui valait le plus, la mornilles venait juste après, et la petite pièce de bronze, la noise, ne valait pas grand chose. Elisabeth posa donc ce qu'elle devait sur le comptoir, a côté de la cage du chat, et ils firent demi tour, en laissant le chat. Elisabeth n'était pas trop d'accord -forcément, elle avait du se battre pour l'avoir ce petit chat !- mais Adam lui expliqua que c'était bien trop encombrant, et qu'un chat, c'était difficile a faire rentrer dans une poche, même avec de la magie. Aussi, pour la rassurer, le directeur alla dire deux mots au vendeur, qui lui assura qu'il n'y avait aucun problème, il garderait le petit chat dans l'arrière boutique jusqu'à ce qu'ils repassent un peu plus tard.

    La suite de l'apres-midi fut un peu moins mouvementée. Ils passèrent un long moment chez Madame Guipure pour acheter toutes les robes, le chapeau pointu, la cape pour donner chaud en hiver et les gants en cuire qu'avait besoin Elisabeth. C'était aussi un gros changement pour elle, car elle n'avait pas vraiment l'habitude de ces vêtements. Adam avait bien remarqué qu'elle trouvait ces vêtements bizarres, et ça le faisait rire. Le directeur acheta aussi un chapeau pointu pour lui, un chapeau d'un vert soutenu cette fois ci, avec une jolie plume blanche et des breloques dorées. Il aimait beaucoup les chapeaux, et en avait vraiment trop.
    Ensuite ils allèrent a Fleury et Bott, car plus de la moitié de la liste des fournitures demandées était en fait des livres. Un livre pour chaque cours ou presque qu'Adam lui porta sous le bras pour aller acheter les dernières petites choses comme le chaudron, le télescope, les fioles en verre et la balance. Tant de choses qu'il glissa dans les poches d'Elisabeth, comme si c'était tout a fait normal -mais ça l'était maintenant, et elle s'y habituerait.

    - Bien, je crois qu'on a tout dit-il en relevant les yeux de la liste d'Elisabeth. Ta baguette tu l'as déjà, les livres on a tout... Ah ! Gringotts ! C'est donc vrai. Allons déposer un peu d'argent a la banque, car même avec tout ces achats, ça n'a pas vraiment allégé la bourse que tu as dans ta poche.

    Ils se dirigèrent donc vers le bâtiment tarabiscoté de Gringotts, la banque des sorciers. C'était un bâtiment plutôt imposant, grand avec des colonnes qui s'élevaient très haut, mais on se demandait comment tout tenait encore debout, tant rien n'était vraiment droit. Ils gravirent quelques marches et passèrent les grandes portes avant de se retrouver dans un grand hall en marbre. On y entendait que le bruit de plumes qui grattaient le papier et l'écho des tampons qu'on écrasaient violemment. De chaque côté, de hauts bureaux, derrière lesquels des Gobelins étaient assis. Ils n'étaient pas très beaux, et en effrayaient plus d'un, aussi Adam attrapa la petite Elisabeth par l'épaule avant de se diriger vers un gobelin derrière un bureau a droite. Il avait de longs cheveux blancs, et un chapeau pointu vieux et troué d'un peu partout sur la tête. Lorsqu'ils arrivèrent devant lui, il se pencha en avant pour leur demander ce qu'ils voulaient. Adam, d'un coup de baguette, fit sortir la bourse qui, encore une fois, grossit une fois dehors de la poche d'Elisabeth, et la posa sur la bureau, a côté du gobelin. Bien sur, il n'avait pas oublié de sortir quelques gallions auparavant et de les glisser a nouveau dans la poche de la jeune fille, pour qu'elle ait tout de même un peu d'argent avec elle.

    - Ce serait pour ouvrir un coffre pour cette jeune fille.

    Devant cette montagne d'argent, le gobelin tenta de paraître aimable et de lancer un grand sourire a Elisabeth, sourire qui s'avéra plus être une grimace qu'autre chose. Puis, il mît ses lunettes et sortit sa baguette qu'il fit tourner au dessus du sac d'argent.

    - 2641 gallions, 253 mornilles et 17 noises, mmmmh, très bien, très bien ! annonça-t-il plus pour lui même que pour Adam et Elisabeth.

    Puis il disparut derrière son bureau et réapparut tout aussi soudainement, une grosse clé doré en main. Il se pencha une nouvelle fois par dessus son bureau pour tendre la clé a Elisabeth, toujours ce sourire-grimace sur le visage.

    - Garde précieusement cette clé Elisabeth, c'est elle qui te permettra d'ouvrir ton coffre avec tout ton argent a l'intérieur.

    Le gobelin s'était adossé a sa chaise et regardait avidement le sac plein d'argent.
    Alors qu'Adam s'apprêtait a faire demi tour pour partir, il lui vint soudain une idée :

    - Est-ce que ça te plairait d'aller toi même déposer l'argent dans ton coffre ? Gringotts est un endroit assez spécial, mais ce serait intéressant d'aller y jeter un œil.

    Habituellement les gobelins rangeaient eux même l'argent dans le coffre, et on n'allait dans son coffre que pour chercher de l'argent -et encore, on pouvait aussi leur demander d'aller eux même le chercher, parce que... non, Gringotts n'etait pas l'endroit le plus agréable du monde sorcier, mais pour quelqu'un qui n'y etait encore jamais allé, ça pouvait être intéressant, et avec tout l'argent que déposait Elisabeth, il ne pouvait pas refuser une petite visite des lieux.
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Elisabeth Reilly

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MessageSujet: Re: La liste des fournitures | terminé   Lun 11 Fév - 14:52

Ecrire des lettres ? Oui pourquoi pas, après tout elle le faisait parfois, pour écrire à sa correspondante espagnole déjà et à son amie Helen qui avait déménagé l’année dernière. Mais c’était long des lettres, il fallait le temps que la lettre arrive, que l’autre personne réponde… Surtout que les hiboux ne devaient pas toujours arriver à destination !

- Avec des hiboux ? Ils doivent se perdre souvent non ?

En voyant l’air septique du directeur, Elisabeth pensa qu’il devait trouver ses réflexions aussi incongrues qu’elle trouvait les siennes mais n’arrivaient pas à se faire à l’idée qu’un hiboux fonctionnait aussi bien que la poste. Après tout, elle verrait bien, quand elle enverrait sa première lettre à ses parents. Pour l’instant, elle était heureuse d’avoir Arielle avec elle ! Elle était tellement belle !

- On peut dire que tu as des goûts de luxe ma petite Eisabeth lui dit Ravenhowl avec un clin d'œil.

Son père lui faisait aussi la réflexion parfois mais est-ce que c’était de sa faute si ce qu’elle aimait coutait toujours cher ! Comment aurait-elle pu savoir que ce chat était plus cher que les autres ? Elle n’allait quand même pas prendre un chat banal avec les poils qui partent dans tous les sens comme celui qui était un peu au dessus d’elle.

Elisabeth sortit donc sa bourse et eu la désagréable surprise de la voir reprendre sa taille originale sans avertissement ! Son accompagnateur lui expliqua ce que représentaient les pièces, les gros gallions d’or, les mornilles et les petites noises. Elle fit l’effort de bien mémoriser cela, c’était pas facile parce que ça marchait pas par chiffres ronds, encore une bizarrerie des sorciers, c’était pas compliqué quand même de fonctionner par 10 ou par 100, mais c’était important de savoir comment fonctionnait l’argent. La jeune fille compris également qu’elle était plutôt gâtée et qu’elle pourrait acheter plein de choses, en plus d’Arielle et de ses fournitures.

Après avoir payé, le directeur proposa de laisser le chat dans le magasin. Elisabeth n’était pas du tout rassurée, elle demanda trois fois si elle était certaine de retrouver son chat en revenant et ne se résigna à le laisser là qu’après avoir vu le vendeur le cacher dans un pièce où les clients ne pouvaient pas aller.

Les deux sorciers quittèrent donc l’animalerie, non sans quelques regards malaisés de la part de la jeune fille. Ils allèrent ensuite dans une boutique qui vendait des robes de sorciers, des chapeaux pointus (elle du en acheter un mais se trouvait ridicule avec) et autres accessoires d’habillement magique. Elisabeth était très septique. Elle avait bien vu que beaucoup de sorciers portaient ce genre d’habits, en tout cas, c’est ce que portaient la majorité des personnes qu’elle avait croisées sur le Chemin de Traverse, les deux fois où elle était venue. Elle n’avait pas de soucis avec les uniformes, elle en portait à l’école mais ceux-là étaient vraiment bizarres. Le pire c’était que les garçons aussi devaient mettre des robes ! L’un d’entre eux, qui avait à peu près son âge, était d’ailleurs en train d’en essayer une et Elisabeth ne pu s’empêcher de pouffer de rire. Même le directeur essaya et acheta un chapeau pointu vert avec une plume blanche ! Il était drôle comme ça ! La jeune sorcière réussit quand même à trouver, dans tout ce bazar, une très jolie cape avec de la fourrure pour l’hiver. Elle était bleue nuit avec de la laine de mouton toute douce à l’intérieur et s’accrochait avec un fermoir en forme d’étoile argentée.

Ravenhowl manqua de s’étouffer en voyant le prix de la cape, en disant que peut-être Elisabeth pourrait trouver une autre cape qui lui plairait mais la jeune répliqua :

- On va déjà acheter des robes informes, des gants bizarres et un chapeau pointu, je veux une jolie cape ! Elle est tellement belle ! Et puis il me reste largement assez d’argent, pourquoi je pourrais pas l’acheter ?

C’est ainsi qu’Elisabeth reparti avec une très jolie cape bleue.
Ils passèrent le reste de l’après-midi à acheter des livres qu’Elisabeth était impatiente de lire, elle en avait marre de ne rien savoir, un chaudron, un télescope, des fioles en verre, une balance. Elisabeth était vraiment impressionnée que le directeur arrive à tout faire tenir dans sa poche, c’était vraiment cool la magie quand même. Dès ce soir, elle essayerait de faire pareil en regardant dans ses livres.

Puis Ravenhowl lui dit :

- Bien, je crois qu'on a tout. Ta baguette tu l'as déjà, les livres on a tout... Ah ! Gringotts ! C'est donc vrai. Allons déposer un peu d'argent a la banque, car même avec tout ces achats, ça n'a pas vraiment allégé la bourse que tu as dans ta poche.

Ce qui confirmait qu’elle avait raison, pourquoi n’aurait-elle pas acheté la jolie cape ? Il lui restait plein d’argent ! Elisabeth était très heureuse de pouvoir enfin ouvrir un compte en banque. Elle n’aurait pas de carte bancaire, mais tant pis, c’était déjà ça.

Le directeur l’amena vers la banque des sorciers, un bâtiment un très particulier, pas très droit, ce qui était d’autant plus impressionnant qu’il était très grand et ne devait tenir que par magie. Pendant qu’ils grimpaient les marches pour entrer dans l’édifice, Elisabeth espérait que rien ne leur tombe sur la tête. Ils entrèrent dans un grand hall très silencieux peuplé de créatures bizarres, plus petites qu’elle, avec de grandes oreilles pointues et l’air pas aimable du tout. Surtout ils étaient très moches. Elisabeth en avait peur, heureusement Ravenhowl la serra contre elle et elle réussi à contenir sa frayeur. Il l’accompagna vers un guichetier aux cheveux blancs et au chapeau troué, encore plus laid que les autres. Elisabeth le regardait apeurée et c’est le directeur qui s’adressa au gobelin :

- Ce serait pour ouvrir un coffre pour cette jeune fille.

Lorsque le sorcier sorti l’argent d’Elisabeth, le gobelin s’illumina, ce qui effraya encore plus la jeune fille. Il lui manquait au moins deux dents et son sourire n’était pas naturel. Il aurait eu envie de la manger, il n’aurait pas eu un regard différent. Il lui fit penser à la sorcière d’Ansel et Gretel. Couplée avec l’appât du gain de l’oncle Picsou. C’était vraiment pas beau à voir ! Et Elisabeth n’avait qu’une envie, c’était de partir, en espérant que la créature ne garde pas son argent pour elle et qu’un jour elle puisse le récupérer. Le gobelin lui tendit une grosse clé dorée comme un homme étrange donne des bonbons aux enfants… Elisabeth se rapprocha encore plus du directeur, elle était trop grande et trop vieille pour le faire, mais n’avait une envie c’était de s’accrocher à son bras. Elle se retourna et se rendit compte que le vieux gobelin en face d’elle n’était pas le seul à reluquer son sac d’argent et que tous avaient un sourire plus sadique que celui de son voisin. C’est alors que Ravenhowl lui proposa d’aller elle-même déposer son argent dans son coffre. Tiraillée entre la curiosité et l’affolement, la jeune fille le regarda avec de grands yeux ne sachant trop que répondre. Elle aurait tellement aimé ressortir sans plus attendre et l’idée de visiter un lieu qu’un homme qui se trimballe avec des chapeaux pointus qualifie de bizarre ne l’emballait pas vraiment. Mais pour une fois qu’il était d’accord pour lui montrer quelque chose d’intéressant. Elle resta donc à le fixer presque une longue minute ne sachant que décider. C’est alors qu’une sorcière d’une cinquantaine d’années sortit d’une grande porte, derrière les gobelins qui travaillent. Elle avait les cheveux un peu ébouriffés et s’exclama : « jamais je ne me ferais à ces aventures dans le centre de la terre ». C’était suffisant pour qu’Elisabeth prenne sa décision : il était grand temps de ressortir d’ici, elle aurait bien l’occasion, un jour, d’y aller, si elle changeait d’avis.

- Euh… Je sais pas, il est tard… On pourrait peut-être rentrer, je voudrais pas que Papa et Maman m’attendent.

Le directeur eu l’air de comprendre, puisque deux minutes plus tard, ils se retrouvaient dehors, sur le chemin de Traverse. La jeune sorcière s’en trouva plus que soulagée. Cette deuxième excursion dans le monde des sorciers fut tout de même assez éprouvante et Elisabeth commençait à paniquer. Certes, elle était très curieuse, elle était heureuse et fière d’avoir des pouvoirs magiques, ravie de son nouveau chat et de sa belle cape, impatiente de lire les livres qu’elle venait d’acheter, mais avait également hâte de retourner chez ses parents, de revenir à la vie normale, de prendre le temps de tout assimiler, ces gobelins immondes, le voyage à travers la cheminée, les rats et les crapauds… La jeune fille se demandait vraiment ce que le monde de la magie lui réservait encore, et à cet instant, elle souhaitait plus que tout rentrer dîner à la maison et manger l’excellent gâteau au chocolat que sa mère lui avait promis.

Après être repassés à l’animalerie récupérer Arielle, les deux sorciers reprirent la direction des cheminées par lesquels ils étaient arrivés. Elisabeth ravala son angoisse, consciente que tout cela serait bientôt terminé et que dans quelques minutes, elle serrerait sa mère dans ses bras, mais elle n’était pas loin de verser quelques larmes au moment où elle lança la poudre de cheminette. Heureusement, son accompagnateur continua de se montrer rassurant et avenant et la raccompagna jusque dans son salon, malgré l’accueil particulier qu’on lui avait réservé en début d’après-midi. Dès que la porte de leur maison fut ouverte, Elisabeth se jeta dans les bras de son père qui avait ouvert, éprouvant un immense soulagement. Elle lui raconta quelques bribes de leur après-midi, lui montra son chat. Celui-ci avait l’air extrêmement soulagé de voir sa fille en un seul morceau. Le directeur fit sortir tous les achats de la journée de la poche de la jeune sorcière et leur redonna leur taille normale. Tout alla se poser à coté de la cage d’Arielle. Elisabeth, ainsi que ses parents, malgré leurs appréhensions réciproques, remercièrent chaudement le directeur de s’être aussi bien occupé de l’enfant cet après-midi.

[Voilà, fin un peu expéditive mais je continue sur ta lancée, comme en plus on est passé à la semaine suivante. J'ai fait en sorte que tu puisse répondre, ou pas, c'est toi qui voit].

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MessageSujet: Re: La liste des fournitures | terminé   Ven 5 Avr - 16:05

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